Maladie de Charcot : un implant cérébral révolutionnaire redonne la parole à un patient avec 99 % de précision
Un Américain atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA) a réussi à utiliser une interface cerveau-ordinateur capable de traduire son activité cérébrale en texte, permettant ainsi de piloter un ordinateur. Les résultats de cette recherche, publiés dans la revue Nature Medicine et relayés par le centre médical UC Davis, démontrent la viabilité d’une telle technologie dans la vie quotidienne, offrant un soutien à la vie personnelle et professionnelle sur le long terme.
Des performances exceptionnelles au quotidien
L’étude met en lumière le parcours de Casey Harrell, âgé de 47 ans. En 2023, il a été implanté avec quatre matrices de microélectrodes dans le gyrus précentral, ce qui lui permet d’utiliser quotidiennement cet appareil. Harrell a décrit sa routine avec humour : « Je me lève, on me transfère sur mon fauteuil, je m’approche du bureau et puis on me branche à la Matrice, pour ainsi dire. » Grâce à cette configuration à domicile, son temps de connexion a considérablement augmenté, passant d’une ou deux heures par semaine à plus de 70 heures.
Les résultats obtenus surpassent les normes habituelles, avec une vitesse moyenne de 56 mots par minute et une précision atteignant presque 99 % sur un dictionnaire de 125 000 mots. Ces performances techniques répondent aux exigences d’un usage quotidien fluide, permettant aux utilisateurs de retrouver une liberté de communication.
Préserver le travail et les liens familiaux grâce au numérique
L’équipe de recherche a réussi à adapter cette technologie de l’environnement clinique à un cadre domestique, permettant à Harrell de gérer ses courriels, d’explorer Internet et de converser avec ses proches. L’association de la saisie de texte par la pensée et du contrôle du pointeur lui permet de maintenir son activité professionnelle malgré sa paralysie sévère.
En parallèle, l’enregistrement continu de 3 800 heures de données cérébrales constitue une base de travail précieuse pour améliorer les thérapies futures et comprendre les mécanismes de formation de la parole.
Source : UC Davis Health / BrainGate Clinical Trial.



