Vivre sur Terre ou sur Mars ?
L’ONG Global Footprint Network a déterminé que le « jour du dépassement » de 2020, date à laquelle l’empreinte écologique de l’humanité a dépassé les ressources naturelles que la Terre peut offrir en un an, est survenu le 22 août. Ce constat soulève des questions cruciales sur l’avenir de l’humanité face à la xploitation des ressources.
Deux scénarios se dessinent pour l’avenir. Le premier envisage une continuation de la croissance économique par le biais des technologies, tout en reconnaissant les limites des ressources et le changement climatique. Les partisans de ce modèle, conscients des enjeux, envisagent la colonisation d’autres planètes. Selon les estimations, il faudrait l’équivalent de 2,5 Terres pour maintenir un mode de vie similaire à celui de la France.
Le 18 février 2021, le robot Perseverance de la NASA a atterri sur Mars, marquant une avancée significative dans la recherche d’une vie extraterrestre. Mars, avec ses ressources d’eau potentiellement présentes sous forme de glace, pourrait devenir habitable. Cependant, cette exploration spatiale est également perçue comme une étape vers une conquête commerciale de l’espace, avec Elon Musk et sa société SpaceX visant à transporter un million de personnes sur la planète rouge d’ici 2050.
Le second scénario propose de préserver les conditions d’habitabilité sur Terre. Dans son livre Où suis-je ?, le sociologue Bruno Latour évoque l’idée de la Terre comme un « biofilm » où l’interdépendance des organismes vivants est essentielle. L’objectif ici est de limiter l’augmentation de la température à plus de 1,5 °C et de protéger les écosystèmes face à une économie qui tend à les artificialiser.
Ces deux visions divergent non seulement par leur approche de l’humain mais aussi par l’organisation politique et sociale qu’elles impliquent. La question demeure : peut-on être un Humain sans être un Terrien ?
Source : Global Footprint Network



