Le Bivouac en Montagne : Une Pratique en Plein Essor
Les destinations de montagne attirent de plus en plus de vacanciers, désireux d’échapper à la chaleur estivale et à la foule, tout en s’immergeant dans la nature. Cette tendance se manifeste par un engouement croissant pour le bivouac, qui séduit un nombre croissant d’adeptes.
Emilien Prungnaud, campeur au parc des Écrins, témoigne de cette évolution : « On est passé d’une dizaine de tentes il y a trois ans, à 25 tentes cette nuit, à peu près. » Ce constat met en lumière l’augmentation de la fréquentation des espaces de bivouac.
Raphaël Lecarpentier, un autre campeur, souligne l’aspect économique de cette pratique : « Ce qui est cool avec le bivouac, c’est qu’on fait un investissement une fois sur tout le matos dont on a besoin, comme la tente, le duvet, le matelas, etc. Et ensuite, on peut bivouaquer à vie. » Ce type de vacances devient donc de plus en plus attractif pour ceux qui souhaitent réduire leurs dépenses.
Cette popularité a également attiré l’attention des marques, avec plus d’une vingtaine de nouveaux acteurs entrant sur le marché en cinq ans. Les prix des équipements varient, allant de 69 euros pour une tente d’entrée de gamme à plus de 500 euros pour des modèles techniques. En ajoutant un duvet et un matelas, le coût total peut atteindre environ 100 euros en moyenne. Par ailleurs, les repas lyophilisés, qui coûtent environ 10 euros par portion, se diversifient, offrant des plats plus variés et plus savoureux.
Cependant, cette affluence entraîne des conséquences négatives, notamment des dégradations de l’environnement, telles que des déchets et des nuisances sonores. Face à cette problématique, des guides comme Florent Naud proposent des stages d’initiation pour sensibiliser les campeurs aux bonnes pratiques. Ces sessions, facturées 25 euros par personne, incluent le prêt de matériel et visent à enseigner les comportements responsables en montagne.
Cette dynamique témoigne d’un intérêt grandissant pour le bivouac, mais souligne également la nécessité d’une éducation à la préservation de l’environnement montagnard.
Source : Franceinfo



