Maud Thiria et « Langue torse » : une exploration poétique du mythe de Philomèle
Dans son œuvre « Langue torse », Maud Thiria s’inspire de la figure mythologique de Philomèle, dont l’histoire est relatée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce récit tragique raconte comment Philomèle, victime de viol, se voit arrachée la langue par son agresseur pour la réduire au silence. En réponse à cette violence, les dieux la métamorphosent en rossignol, suggérant que le chant pourrait compenser la perte de la parole.
Le poème de Thiria débute avec l’idée de « dire » malgré l’absence de langue, illustrant ainsi la lutte pour l’expression et la communication. Le terme « langue » se réfère à la fois à l’organe physique et à la notion de langage, soulignant la dualité entre le corps et la voix.
Cette œuvre met en lumière les thèmes de la souffrance, du silence et de la résilience, tout en interrogeant la capacité de l’art à transcender la douleur et à redonner une voix à ceux qui ont été réduits au silence.
Source : Ovide, Métamorphoses.



