YouTube durcit ses règles de monétisation : ce qui change pour les créateurs
YouTube a annoncé des modifications significatives des critères d’entrée dans son Programme Partenaire, affectant les nouveaux créateurs. Dans un communiqué publié le 10 août, la plateforme a précisé que ces changements entreront en vigueur le 1er février 2027.
Pour pouvoir accéder au Programme Partenaire YouTube (YPP) et commencer à générer des revenus via la publicité et les abonnements, les nouveaux créateurs devront dorénavant atteindre un minimum de 1 000 abonnés, 8 000 heures de visionnage au cours des 365 derniers jours, ou 20 millions de vues sur les vidéos Shorts sur une période de 90 jours. Auparavant, les seuils étaient de 4 000 heures de visionnage ou 10 millions de vues sur Shorts, en plus des 1 000 abonnés.
YouTube justifie ces nouveaux critères par la croissance de sa plateforme, qui enregistre plus de 200 milliards de vues de Shorts par jour et plus d’un milliard d’heures de visionnage sur la télévision chaque jour.
À partir de la même date, les créateurs déjà membres du programme devront atteindre 10 millions de vues qualifiées sur leurs Shorts sur une période de 90 jours pour rester éligibles au partage des revenus publicitaires et d’abonnement pour ce format. Les chaînes sous ce seuil continueront de générer des revenus sur leurs vidéos longues, mais le partage des revenus sur les Shorts reprendra automatiquement dès qu’elles dépasseront de nouveau les 10 millions de vues.
En outre, YouTube étend son abonnement Premium Lite à tous les pays où YouTube Premium est disponible. Cet abonnement permet aux utilisateurs de regarder la plupart des contenus sans publicité, avec la possibilité de télécharger des vidéos pour un visionnage hors ligne et de les lire en arrière-plan. Les créateurs reçoivent une part des revenus d’abonnement en fonction du temps de visionnage et du nombre de vues de leurs contenus par les abonnés, avec des parts de 55 % pour les vidéos longues et 45 % pour les Shorts.
En France, l’abonnement YouTube Lite était déjà disponible, ce qui signifie que les créateurs français ne bénéficieront pas de cette hausse des abonnements.
Ces changements marquent une évolution importante de la stratégie de monétisation de YouTube, visant à s’adapter à la croissance de la plateforme et à la diversification des contenus.
Source : YouTube



