Sécheresse : le gouvernement envisage un prêt pour soutenir les agriculteurs en difficulté
Face à la sécheresse historique qui frappe la France, le gouvernement a annoncé la possibilité d’un « prêt sécheresse » pour aider les agriculteurs en difficulté. Cette annonce a été faite ce vendredi par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, sur RMC. L’objectif est d’aider les agriculteurs à « faire la jonction avec les prochaines productions ».
Annie Genevard a précisé : « Je vais évidemment armer puissamment l’indemnité de solidarité nationale pour tous ceux qui ne peuvent pas être assurés par les dispositifs classiques. Nous réfléchissons à un prêt sécheresse pour pouvoir faire la jonction avec les prochaines productions. Lors du prochain budget, nous aurons probablement des propositions à faire en matière de nouvelles mes fiscales. »
Le ministère a mis en place plusieurs mes face au désespoir croissant des agriculteurs, dont les pertes sont amplifiées par les vagues de chaleur qui compromettent les nouvelles cultures et la production animale. La ministre a indiqué que le calibrage des aides devrait être défini lors d’une réunion des préfets le 27 août.
En plus des prêts, le ministère envisage des mes pour que les asurs puissent verser des acomptes plus importants et anticipés, ainsi qu’une dérogation pour faucher les jachères. Ces prêts seraient garantis ou bonifiés, un mécanisme souvent utilisé lors des crises agricoles pour compenser les pertes de trésorerie.
Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a souligné que l’impact de la sécheresse nécessiterait des « milliards » d’euros d’aides d’urgence, notamment pour les agriculteurs qui peinent à semer en raison de la sécheresse. Les montants alloués aux assurances, couverts par l’État, pourraient atteindre « plusieurs centaines de millions d’euros ». L’État prévoit également de prendre en charge les cotisations sociales et d’autoriser un dégrèvement de la taxe foncière.
Annie Genevard a également appelé la grande distribution à faire preuve de solidarité en acceptant des calibres de fruits et légumes différents et en revalorisant les prix payés aux agriculteurs.
Source : Le Parisien



