Victoire en justice des défenseurs de l’environnement en Afrique du Sud
Le 14 août 2026, la Cour Constitutionnelle de Johannesburg a annulé les autorisations d’exploration offshore accordées à la multinationale britannique Shell le long de la Côte Sauvage, sur la côte sud de l’Afrique du Sud. Cette décision fait suite à une contestation menée par des communautés de pêcheurs locales et des organisations non gouvernementales, qui soutenaient que les habitants n’avaient pas été suffisamment consultés avant l’octroi de ces permis.
Depuis 2021, un bras de fer opposait Shell à ces communautés, qui s’étaient élevées contre les explorations sismiques envisagées. Melissa Groenink-Groves, représentante de l’organisation Natural Justice, a souligné que la Cour a reconnu l’importance de l’océan pour ces communautés, tant sur le plan économique que spirituel. Cette reconnaissance marque une première dans la jurisprudence sud-africaine.
Charles Simane, membre du Climate Justice Charter Movement, a considéré cette décision comme un exemple de démocratie, affirmant que le droit des communautés rurales à s’opposer à des multinationales est un principe fondamental de la Constitution sud-africaine.
Cette décision pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières sud-africaines. Eugene Perumal, de Greenpeace Africa, a indiqué qu’elle pourrait servir de précédent pour d’autres tribunaux du continent, affirmant que les droits des citoyens devraient primer sur les intérêts des entreprises.
En réponse à la décision, Shell a réaffirmé son engagement envers des explorations responsables. Le gouvernement sud-africain n’a pas encore réagi officiellement, bien que le ministre du Pétrole ait exprimé par le passé des préoccupations concernant les impacts des procédures judiciaires sur le développement économique du pays.
Shell conserve des intérêts dans d’autres zones offshore au large de la côte ouest sud-africaine.
Source : RFI



