Covid-19 : des virus dormants réactivés pendant l’infection

Covid-19 : Réactivation de virus dormants chez des patients hospitalisés

Une récente étude publiée dans la revue Nature le 5 août révèle que le Covid-19 pourrait réactiver des virus dormants dans l’organisme, même chez des individus en bonne santé. Ce phénomène a été observé chez près de la moitié des patients hospitalisés pour Covid-19, et il semble être associé aux formes les plus sévères de la maladie.

Contexte factuel

Les virus dormants, tels que le virus d’Epstein-Barr (EBV), responsable de la mononucléose, peuvent se réactiver lors de périodes de stress ou de maladie. Alors que la réactivation virale avait été précédemment observée principalement chez des patients immunodéprimés, cette nouvelle étude montre qu’elle touche également des personnes avec un système immunitaire sain. Parmi environ 1 100 patients atteints de Covid-19 et hospitalisés, près de 50 % ont connu la réactivation d’au moins un virus dormant.

Données ou statistiques

Les chercheurs de la Dell Medical School de l’Université du Texas à Austin notent que cette réactivation est plus fréquente chez les patients gravement atteints, entraînant diverses complications graves, des hospitalisations prolongées et des décès. Esther Melamed, chercheuse principale de l’étude, indique que des tests existent déjà pour plusieurs des virus chroniques étudiés, et que certains peuvent être traités avec des médicaments antiviraux.

Conséquence directe

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge des patients, notamment en identifiant et en traitant les virus réactivés, ce qui pourrait améliorer l’évolution des patients atteints de Covid-19 aigu ou de Covid long.

Les chercheurs ont également détecté des anellovirus, plus fréquents chez les personnes souffrant de Covid long, suggérant que des virus dormants pourraient contribuer à cette condition. Environ 400 millions de personnes dans le monde souffriraient de Covid long, avec des symptômes variés tels que fatigue, douleurs multiples, et troubles cognitifs.

Source : Nature, communiqué de la Dell Medical School de l’Université du Texas à Austin.

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