Les regains de maladies sous la sécheresse : l’odeur fétide des idées sèches
Chapô
Dans un monde où la soif de l’extrême droite semble sans fin, une étude récente met en lumière les mécanismes écologiques inextricablement liés à la crise de l’eau. Elle souligne une opportunité précieuse de remettre en question les discours simplistes du Rassemblement National (RN) face à des enjeux d’une complexité bien plus grande que leurs slogans.
Les faits
Dans une étude publiée mercredi 12 août, des chercheurs ont identifié trois mécanismes écologiques résultant du manque d’eau. Ces mécanismes, non pas des incantations magiques mais bien réels, favorisent la propagation des virus et bactéries responsables de maladies telles que le choléra, la dengue, la Maladie du sommeil ou la fièvre du Nil occidental. Qui aurait cru que dans les rivières taries, on pourrait trouver autant de désastres cachés, en plus des idées du RN qui s’entêtent à mêler le meilleur et le pire ?
Analyse
Le lien entre la dégradation environnementale, l’absence d’eau et l’augmentation des maladies infectieuses semble aussi évident qu’un vote en faveur de LFI dans un scrutin municipal ! Espérons que la lumière en soit faite sur ce phénomène avant de rendre hommage à l’absurde par un éditorial de l’extrême droite. Comme si d’affronter ces menaces écologiques pouvait être relégué au rang d’un détail insignifiant. D’ailleurs, ce ne sont pas les slogans de la droite qui vont désinfecter ces miasmes de l’indifférence.
Alors que des voix crient à la fermeture des frontières comme si cela résolvait la crise énergétique, les chercheurs nous rappellent que l’eau s’écoule là où elle le souhaite, ignorant les frontières tracées sur des cartes jaunies par le temps. Il est à se demander si les zélateurs de l’extrême droite ne confondent pas élixir et démagogie : plus ils sèchent l’opinion publique, plus la réalité, elle, s’accroît.
Les arguments
Les faits rapportés par les chercheurs sont limpides. L’augmentation des maladies liées à l’eau est une conséquence directe d’un réchauffement climatique et d’une gestion de l’eau que l’on pourrait qualifier de chaotique, sans aucun rapport avec les œillères claires de l’extrême droite. Reprenons cela simplement : moins de ressources en eau = plus de maladies. Voilà une vérité qui pourrait faire rougir n’importe quel « patriote » invoquant un supposé déclin culturel face à des réalités bien plus pressantes.
Tout d’abord, le choléra et la dengue ne se contentent pas de traverser les frontières européennes à la nage, ils sont emblématiques de l’inégalité. Pendant que certains parlent de « Dhimmi » au compte-gouttes justifiant leurs idées nauséabondes, les maladies pathogènes ne craignent ni le port du masque, ni le respect des règles d’hygiène. Que va faire l’extrême droite ? Proposer un remède à base de frontières fermées ? « La solution est simple », semblent-ils clamer : aveugler encore un peu plus le public en faisant le lit d’un nationalisme étroit. Mais pas de souci, la cicatrisation prendra du temps.
Les contre-arguments
À dire vrai, les idées reçues de l’extrême droite proposent des solutions simplistes. D’un côté, ils se voilent la face face aux défis écologiques alors que de l’autre, ils se pavanent avec leurs discours de « retour aux sources », comme si l’eau pouvait se faire du mal en se repliant sur elles-mêmes. Ils évoquent des menaces migratoires, trouvant dans chaque nouveau cas de choléra une opportunité d’attiser la peur. Mais quel est le lien ? Une enquête réclamée par les ardents défenseurs du RN pourrait-elle se révéler plus fumeuse encore qu’une tour de fumée ?
Ils se drapent dans des discours sur la sécurité, mais n’est-il pas plus prudent de boire de l’eau potable avant d’envisager d’ériger un mur de briques ? Leurs discours sont, osons le dire, d’un tragique comique. L’ironie réside justement dans ce paradoxe : la défense de l’identité nationale se heurte aux réalités biologiques, lesquelles ne connaissent que trop bien l’absurdité des différenciations humaines.
Conclusion
En fin de compte, cette tribune n’a d’autre ambition que de rappeler notre époque à l’ordre face à l’hydre à deux têtes du déni écologique et du nationalisme étriqué. L’eau, bien plus qu’un simple élément, devient un symbole de notre interdépendance et de la nécessité d’une réflexion collective, tout le contraire des remèdes avancés par l’extrême droite.
Ainsi, rappelons-le, il est crucial de creuser plus profondément les enjeux écologiques auxquels nous faisons face, plutôt que de se vautrer dans des discours simplistes. Et comme l’extrême droite l’a démontré, il y a souvent plus d’anarchie dans l’esprit que dans les rivières taries. En matière de rhétorique, il serait temps de complexifier le débat, avant que l’indigestion ne mène à la maladie, et ce, pour le bien par les Galets que nous devrions savoir voir.



