Troisième vague de chaleur : les recours aux soins d’urgence « restent élevés »

Troisième vague de chaleur : les recours aux soins d’urgence « restent élevés »

Les recours aux soins d’urgence liés au nouvel épisode de canicule en France, qui se prolonge, « restent élevés » tout en étant éloignés des niveaux observés à la fin juin, a rapporté mercredi 12 août l’agence Santé publique France.

Après un pic le 29 juillet, au début d’un nouvel épisode caniculaire dans le Sud-Est, le nombre de passages aux urgences pour des hyperthermies, des coups de chaleur, des déshydratations et des hyponatrémies a diminué, mais demeure conséquent, selon le bilan hebdomadaire.

Après avoir atteint 293 passages, il a varié entre 180 et 250 passages quotidiens entre le 30 juillet et le 7 août, puis entre 150 et 200 depuis le 8 août, précise Santé publique France, dont les chiffres s’arrêtent au 10 août. « Plus de la moitié de ces passages concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus », souligne l’agence.

Le nombre d’hospitalisations post-urgences liées à la canicule, qui était resté élevé les deux jours suivant le 29 juillet, est redescendu à 101 le 2 août, avant de se stabiliser entre 140 et 170 depuis. En ce qui concerne la médecine de ville, les consultations SOS médecins liées à la chaleur, qui ont augmenté les 29 et 30 juillet, ont varié entre 21 et 50 actes jusqu’au 10 août.

Ces recours aux soins d’urgence sont nettement moins importants qu’à la fin juin, lorsque les passages aux urgences liés à la chaleur avaient dépassé les 2 000 par jour. Ces indicateurs ne reflètent cependant qu’une partie des impacts sanitaires des canicules, qui peuvent perdurer entre trois et dix jours après exposition. La chaleur et les feux de forêt contribuent également à une dégradation de la qualité de l’air.

« Ces expositions répétées et prolongées aux fortes chaleurs peuvent accroître la vulnérabilité des populations, en particulier les plus fragiles », rappelle Santé publique France.

La troisième vague de chaleur, qui a débuté fin juillet, s’est intensifiée et a touché une large partie du pays. Avant ces trois canicules, un premier épisode de fortes chaleurs particulièrement précoce a affecté l’Hexagone fin mai. Sous l’effet du changement climatique causé par les activités humaines, les canicules deviennent plus fréquentes, plus précoces et plus intenses.

Sahel, Amérique latine, France et Espagne : plusieurs régions du monde, représentant environ 900 millions de personnes, ont connu en 2026 leur mois de juillet le plus chaud, selon des calculs de l’AFP basés sur les données de l’observatoire européen du changement climatique Copernicus.

Source : Santé publique France.

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