De combien pouvez-vous augmenter le loyer de votre locataire entre mi-juillet et mi-octobre 2026 ?

De combien pouvez-vous augmenter le loyer de votre locataire entre mi-juillet et mi-octobre 2026 ?

L’indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre 2026 s’établit à 148,37, marquant une progression annuelle de 1,15 %. Cet indice, publié trimestriellement par l’Insee, sert de base pour la révision annuelle des loyers dans le parc privé, à condition que le bail comporte une clause de révision.

Ce nouvel IRL sera applicable à toutes les révisions de loyer effectuées entre la mi-juillet et la mi-octobre 2026. Les propriétaires doivent donc l’utiliser pour recalculer le montant de leur loyer. L’IRL est principalement influencé par l’inflation, ce qui explique que les augmentations autorisées sont plus modérées par rapport aux hausses observées en 2022 et 2023. Pour appliquer cette augmentation, plusieurs conditions légales doivent être respectées, notamment la présence d’une clause de révision dans le bail et l’absence de gel des loyers.

Pour déterminer le montant de l’augmentation, le propriétaire doit utiliser l’IRL du même trimestre que celui utilisé lors de la dernière révision. Par exemple, pour une révision fondée sur l’IRL du deuxième trimestre 2026, il faut le comparer avec celui du même trimestre de l’année précédente, qui était de 146,68.

Pour calculer le nouveau loyer, il convient de multiplier le loyer actuel par le nouvel IRL, puis de diviser le résultat par l’IRL de l’année précédente. Par exemple, un loyer hors charges de 700 euros pourra être ajusté à 708,05 euros, représentant une hausse de 8,05 euros. Pour un loyer de 900 euros, l’augmentation maximale sera de 10,35 euros, portant le loyer à 910,35 euros. Enfin, un loyer de 1 200 euros pourra être revalorisé à 1 213,80 euros, soit une augmentation de 13,80 euros.

Il est crucial de noter que cette révision n’est pas automatique. Le bail doit contenir une clause de révision annuelle, et l’augmentation ne peut être appliquée qu’à partir de la date prévue dans le contrat. Si le propriétaire oublie de procéder à cette révision, il conserve un délai d’un an pour demander l’augmentation, mais ne pourra pas réclamer rétroactivement les hausses au-delà de cette période.

De plus, les propriétaires ne peuvent pas augmenter le loyer des logements classés F ou G selon le diagnostic de performance énergétique si le bail a été signé, renouvelé ou reconduit tacitement depuis le 24 août 2022. Cette restriction s’applique également dans les départements d’outre-mer pour les baux signés après le 1er juillet 2024.

En résumé, bien que l’IRL permette une augmentation de 1,15 %, cette hausse est conditionnée par la présence d’une clause de révision dans le bail et le respect des délais légaux.

Source : Capital.

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