Afghanistan. 2,4 millions de filles sont privées d'enseignement secondaire, selon l'Unesco

2,4 millions de filles afghanes privées d’enseignement secondaire, selon l’Unesco

Environ 2,4 millions de jeunes Afghanes sont privées d’éducation secondaire depuis le retour au pouvoir des talibans il y a cinq ans, selon un rapport de l’Unesco publié ce mardi. Ce chiffre représente une augmentation de 200 000 filles par rapport à 2025, où elles étaient 2,2 millions. Si cette situation perdure, l’Unesco prévoit que près de quatre millions de filles pourraient être privées d’éducation d’ici 2030.

Ces restrictions mettent en péril deux décennies de progrès en matière d’accès à l’éducation. En 2001, le nombre de filles scolarisées dans l’enseignement secondaire était très limité, mais il avait atteint près d’un million en 2021. Hoda Jaberian, coordinatrice de programme pour l’éducation dans les situations d’urgence, a déclaré : « Les femmes et les filles afghanes ont le droit d’apprendre, c’est un droit humain fondamental. Elles doivent jouir de la liberté de mouvement sans être contraintes d’être accompagnées ou surveillées. »

Le rapport souligne également que plus de la moitié des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont totalement déscolarisés, et plus de 90 % des enfants de dix ans ne savent pas lire un texte simple. Ces défis sont exacerbés par le manque d’eau potable, d’installations sanitaires et de chauffage dans les écoles, ainsi que par les catastrophes naturelles telles que les séismes et les inondations. L’Unesco précise que le système éducatif afghan subit une pression démographique croissante, avec le retour de plus de sept millions d’Afghans depuis 2023.

L’Afghanistan est le seul pays au monde où l’enseignement secondaire et supérieur est strictement interdit aux filles et aux femmes. Si ces interdictions persistent, l’Unesco estime qu’elles pourraient entraîner une perte de revenus cumulée de 9,6 milliards de dollars d’ici 2066 pour un pays déjà en crise économique.

Source : Unesco.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *