Il manque 14 dispositifs ULIS en second degré : le désespoir des familles en attente d’une place pour leurs enfants en situation de handicap

De nombreuses familles se retrouvent sans autres solutions que le parcours ordinaire pour scolariser leurs enfants en situation de handicap, faute de places suffisantes en dispositif ULIS, au risque de les mettre en échec scolaire.

En septembre, Alan, 12 ans, va faire son entrée au collège comme des milliers d’enfants de son âge. Cependant, cette rentrée ne se déroulera pas comme prévu. Atteint d’un trouble de l’attention et d’un retard global de développement, le garçon aurait dû être scolarisé en dispositif ULIS, ces unités localisées pour l’inclusion scolaire, comme c’était le cas à l’école élémentaire.

Mais faute de place disponible, il s’est vu refuser l’affectation et devra poursuivre sa scolarité dans une classe ordinaire. « Alan va se retrouver en situation d’échec », se désole Julie Demauras, sa mère. « Dès le premier jour, il ne voudra plus y aller et tout ce qui a été bâti pendant 5 ans grâce au dispositif, tout va s’effondrer comme un jeu de cartes. »

Il a beaucoup évolué avec le dispositif ULIS, c’est pour ça que pour nous c’est très important qu’il continue.

Vianney Simoens, père d’Alan

France 3 Occitanie

Comme Alan, des dizaines d’enfants en situation de handicap peinent à être scolarisés dans des cadres adaptés à leurs besoins. Dans l’Hérault, en 2025, 566 élèves n’ont pas eu accès à des classes spécialisées selon le syndicat SNUDI FO 34. Un combat qui épuise les familles, à l’image de celle de Marion Cénant qui attend aussi une place pour son fils. « Mais on a l’impression que beaucoup baissent les bras », regrette-t-elle.

Ce manque de place est encore plus saisissant au moment du passage de la primaire au collège. « Dans le premier degré, il y a 86 ULIS, et dans le second, il n’y en a que 72, donc il manque 14 ULIS, soit 168 places, pour pouvoir asr le passage du premier au second degré », détaille Sabine Raynaud, enseignante spécialisée ULIS et secrétaire départementale SNUDI FO 34. Ces chiffres, obtenus par le syndicat, dénoncent une volonté de dissimulation de la situation par le rectorat.

De son côté, l’académie de Montpellier avance une augmentation de 13 dispositifs ULIS pour cette année, même si elle reconnaît que certains élèves du second degré demeurent en attente d’affectation en ULIS. Elle as que « la totalité des élèves sera accueillie dans les écoles et établissements avec un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) ».

Des affectations peuvent encore advenir jusqu’au 1er septembre. Un mince espoir pour Alan et sa famille, ainsi que pour toutes celles encore en attente.

Source : France 3 Occitanie

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