Cavallo : propriétaires privés et pouvoirs publics en conflit concernant la liberté d'accès sur

Conflit sur l’accès à l’île de Cavallo : propriétaires privés et pouvoirs publics en désaccord

Fait principal

Depuis que la commune de Bonifacio a repris la gestion du port de Cavallo en juin dernier, l’enjeu de l’accessibilité de l’île aux piétons est devenu central. Des négociations sont actuellement en cours entre les élus, qui soutiennent l’application de la loi Littoral, et les 193 propriétaires privés de l’île.

Contexte factuel

Après 35 années de gestion par un concessionnaire privé, la commune de Bonifacio a récupéré la gestion en régie du port de Cavallo. Cette initiative est perçue comme un premier pas vers la réappropriation de l’espace public. Le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, a pour objectif de rendre les sentiers douaniers accessibles au public. Actuellement, toutes les parcelles, routes et chemins de l’île sont privés, limitant l’accès aux propriétaires, à leurs invités, ainsi qu’aux clients des restaurants et de l’hôtel.

Les propriétaires, surnommés les « riches de l’île aux milliardaires », craignent qu’une augmentation de la fréquentation ne nuise à l’environnement.

Données ou statistiques

La Collectivité de Corse, propriétaire d’une parcelle de 3,3 hectares sur l’île, soutient la municipalité dans cette démarche de réappropriation. La CDC, gestionnaire de la réserve des bouches de Bonifacio, envisage de rediriger vers Cavallo les touristes se rendant sur l’archipel voisin des Lavezzi, afin de préserver la faune et la flore des espaces protégés. Stefano Varia, président de l’Association syndicale de l’île de Cavallo (Asic), estime que Cavallo, qui compte déjà plus de 2 500 visiteurs en été, ne peut supporter davantage de touristes sans un partage des dépenses, actuellement à la charge de l’Asic, qui dispose d’un budget annuel de 1,9 million d’euros.

Les propriétaires demandent également une contribution annuelle de 100 000 euros à la municipalité pour la gestion des déchets et l’entretien des infrastructures.

Conséquence directe

Les deux parties affirment vouloir parvenir à un accord sans recourir à des actions judiciaires, mais les négociations s’annoncent difficiles. Plusieurs rencontres sont prévues au cours de ce mois d’août.

Source : France 3 Régions

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