Mohand Sidi Saïd : le parcours exceptionnel d’un Algérien devenu numéro 2 de Pfizer

Mohand Sidi Saïd : Le parcours exceptionnel d’un Algérien devenu numéro 2 de Pfizer

Mohand Sidi Saïd, né en 1939 dans un modeste village des contreforts du Djurdjura en Algérie, a connu une ascension remarquable pour devenir vice-président de Pfizer et membre du comité exécutif du géant pharmaceutique américain. Son parcours atypique, débuté dans les années 40, a été marqué par une invitation déterminante de son cousin instituteur, Hachimi Oussedik, à rejoindre l’école, ce qui a changé le cours de sa vie.

Orphelin à l’âge de huit ans, Mohand Sidi Saïd a dû faire face à des conditions de vie difficiles, vendant des fruits et légumes sur les marchés pour subvenir aux besoins de sa famille. Cependant, son entrée à l’école à dix ans lui a ouvert la voie vers une éducation supérieure. Il a poursuivi ses études à Alger, puis en France à l’Institut d’administration des entreprises d’Aix-en-Provence, avant de se former à Carnegie Mellon University aux États-Unis.

Après avoir été recruté comme délégué médical chez Pfizer, il a gravi les échelons de la multinationale, devenant président opérationnel pour un territoire englobant l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie, le Japon, la Chine, l’Australie et l’Amérique latine. Il a également été élu vice-président et a siégé au comité exécutif mondial.

En plus de sa carrière, Sidi Saïd est reconnu pour son engagement humanitaire, notamment en Afrique du Sud, où il a plaidé pour un meilleur accès aux traitements antirétroviraux. Ses initiatives incluent également le financement de centres de dialyse au Pakistan et la cession d’usines à des fondations dirigées par des salariés dans plusieurs pays.

À 87 ans, Mohand Sidi Saïd demeure actif, vivant à Aix-en-Provence. Il continue d’écrire et de donner des conférences, plaidant pour un accès équitable aux soins médicaux. Il souligne l’importance de rendre les progrès médicaux accessibles à tous et appelle à une réforme du système de santé algérien, tout en exprimant un optimisme quant à l’avenir économique de son pays.

En 2023, Sidi Saïd a évoqué la nécessité d’un fonds d’investissement souverain de 2 milliards de dollars pour soutenir l’innovation et le développement en Algérie, tout en mettant en avant les progrès réalisés par l’industrie pharmaceutique nationale, capable de couvrir 70 à 80 % des besoins du pays.

Mohand Sidi Saïd incarne un modèle de réussite et d’humanité, prouvant que l’éducation et la détermination peuvent transformer des vies.

Source : TSA Algérie

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