Italie : À un an des législatives, l’opposition à Meloni de plus en plus fracturée
En 2027, les électeurs italiens se rendront aux urnes pour confirmer ou non Giorgia Meloni dans son rôle de présidente du Conseil. Ce scrutin sera marqué par l’application d’une nouvelle loi électorale, baptisée “Stabilicum”. Celle-ci introduit deux changements majeurs : une prime de majorité pour la coalition qui obtient au moins 42 % des voix et l’obligation pour cette coalition de désigner à l’avance son candidat au poste de Premier ministre. Ces modifications rendent impératif pour les partis d’opposition de s’allier et de surmonter leurs divergences avant les élections.
Cependant, les relations tendues entre les deux principales forces du centre gauche, le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), compliquent cette mission. Des récentes polémiques, notamment sur le soutien à l’Ukraine, ont exacerbé les tensions. Le PD, aligné avec les positions de l’Union européenne, se heurte aux déclarations de Giuseppe Conte, leader du M5S, qui s’oppose au soutien militaire à l’Ukraine tout en plaidant pour une approche diplomatique.
La secrétaire du PD, Elly Schlein, a tenté de maintenir une ligne conciliatrice avec Conte pour éviter une fracture trop évidente, consciente que l’unité est essentielle pour défier Meloni. Le PD a proposé une résolution commune avec le M5S et AVS, affirmant la nécessité de reconsidérer les engagements de dépenses militaires au sein de l’OTAN. Cependant, cette résolution n’a pas été mise au vote, révélant les tensions persistantes.
L’avenir de l’opposition dépendra de sa capacité à trouver un consensus. Elly Schlein a souligné l’importance d’élaborer un programme commun avant d’organiser des primaires, qui s’annoncent déjà tumultueuses.
Source : Courrier International.



