En allumant 30 moteurs à Baïkonour le 3 juillet 1969, l'URSS a littéralement produit la plus grande explosion non nucléaire de l'histoire

L’explosion de la N1 à Baïkonour : un désastre technique

Le 3 juillet 1969, l’Union soviétique a connu l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire, lorsqu’une fusée N1, conçue pour rivaliser avec le programme Apollo américain, s’est écrasée sur son pas de tir à Baïkonour. Cette défaillance a libéré une énergie équivalente à environ sept kilotonnes, marquant un tournant tragique dans la course à l’espace.

Contexte factuel

La N1, mesurant 105 mètres de haut, était la réponse soviétique au Saturn V américain. Conçue dans le plus grand secret, elle contenait près de 680 tonnes de kérosène et environ 1 780 tonnes d’oxygène liquide. Le lancement devait démontrer la supériorité technologique soviétique, mais il a rapidement tourné au désastre.

Au moment du décollage, un objet étranger a été aspiré dans une pompe à carburant, entraînant la défaillance de 29 des 30 moteurs de la fusée. Privée de sa poussée, la N1 a chuté après avoir atteint une altitude d’environ 200 mètres, provoquant une explosion dévastatrice.

Conséquence directe

L’explosion a pulvérisé le pas de tir, brisé des fenêtres jusqu’à six kilomètres à la ronde et été visible à 35 kilomètres, jusqu’à la ville de Leninsk. Heureusement, le site ayant été évacué, aucune victime n’a été déplorée. Cet incident a non seulement terni l’image de l’URSS dans la course à l’espace, mais a également conduit à l’abandon du programme lunaire soviétique.

Source : SciencePost.fr

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *