Gianni Infantino face à une opposition croissante à l’approche de sa réélection à la FIFA
Fragilisé par l’abandon de son projet d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, Gianni Infantino voit l’opposition à sa réélection pour mars 2027 se structurer. Alors que l’UEFA et plusieurs confédérations contestent désormais ouvertement sa gouvernance, le président de la FIFA conserve encore le soutien de la Confédération africaine de football (CAF).
Malgré des excuses, l’UEFA a maintenu sa menace de boycott des compétitions de la FIFA. Infantino, président depuis 2016 et actuellement seul candidat déclaré, doit obtenir une majorité des 211 voix des membres pour être réélu. Cependant, la pression de l’UEFA augmente, et la Conmebol, habituellement alliée, a également exprimé des préoccupations pour la première fois.
L’UEFA, forte de 55 membres, a clairement stipulé ses conditions pour ne pas participer aux compétitions de la FIFA, notamment le retrait du projet de privatisation. L’instance européenne a affirmé avoir perdu confiance dans la présidence d’Infantino.
La Concacaf, regroupant 35 fédérations d’Amérique du Nord et des Caraïbes, a également critiqué le projet de privatisation et a demandé une révision complète de la gouvernance de la FIFA. Le président de la Concacaf, Victor Montagliani, est considéré comme un potentiel rival d’Infantino.
En revanche, la CAF a réaffirmé son soutien à Infantino, soulignant l’importance du respect des procédures régulières et de la transparence. Le continent africain a été un bénéficiaire majeur des programmes de développement du football, avec des fonds significatifs alloués par la FIFA depuis l’élection d’Infantino.
La situation est également compliquée en Asie, où la Confédération asiatique (AFC) a exprimé des préoccupations sur les processus décisionnels de la FIFA, tandis que plusieurs fédérations ont apporté leur soutien à Infantino.
La Conmebol, qui compte 10 membres, a également exprimé des préoccupations face aux actions unilatérales de la FIFA, signalant une dynamique de mécontentement croissante au sein des instances du football mondial.
Les mois à venir s’annoncent cruciaux pour Gianni Infantino, alors que les tensions au sein de la FIFA pourraient avoir des répercussions sur sa réélection prévue en mars 2027.
Source : RMC Sport.



