Un membre clé de la DZ Mafia arrêté en Algérie sur demande de la France
Un chef présumé de l’organisation criminelle DZ Mafia, Mehdi Laribi, a été interpellé en Algérie à la fin juillet, suite à un mandat d’arrêt émis par la justice française, selon des sources judiciaires. Cette opération a été confirmée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui a salué l’arrestation d’une « cible prioritaire dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée ».
Qui est Mehdi Laribi ?
Âgé de 36 ans, Mehdi Abdelatif Laribi, surnommé “Tic”, est considéré comme l’un des fondateurs de la DZ Mafia, un groupe criminel basé à Marseille. Resté discret après 2023, il est soupçonné d’avoir joué un rôle majeur dans une guerre sanglante opposant la DZ Mafia au clan rival Yoda, qui a causé la mort de 47 personnes. Laribi aurait trouvé refuge en Algérie, profitant de sa double nationalité pour diriger les affaires de l’organisation criminelle depuis le pays.
Où a-t-il été arrêté ?
Laribi a été interpellé à Alger à la fin juillet, sur exécution d’un mandat d’arrêt français. Actuellement, il est sous contrôle judiciaire, sans être placé en détention. Le mandat, émis par le parquet de Marseille, le condamne potentiellement à la réclusion criminelle à perpétuité pour des infractions liées au trafic de stupéfiants et à l’association de malfaiteurs.
Contexte de l’interpellation
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de l’opération « Octopus », qui vise à démanteler la DZ Mafia. Bien que l’Algérie soit généralement réticente à extrader ses citoyens, Gérald Darmanin a remercié les autorités algériennes pour leur coopération, soulignant l’importance de cette avancée dans la lutte contre la criminalité organisée.
D’autres interpellations liées à la DZ Mafia
Cette arrestation de Mehdi Laribi s’ajoute à une série d’opérations récentes. En mars, une importante opération en France a conduit à l’interpellation d’une quarantaine de personnes, dont plusieurs membres présumés de la DZ Mafia. Les activités de l’organisation se sont diversifiées au-delà du trafic de drogue, englobant également des extorsions de commerces.
Source : Franceinfo


