L’épargne salariale en plein essor dans les entreprises : comment fonctionne-t-elle ?
Votre salaire augmentera-t-il l’an prochain ? Selon une étude, les entreprises prévoient une enveloppe de 3 % en 2027, mais les hausses générales pourraient se raréfier, au profit de coups de pouce individuels. L’épargne salariale, à travers la participation et l’intéressement, connaît un essor sans précédent, notamment au sein des petites entreprises. Faut-il toucher ces primes ou les placer pour bénéficier de l’avantage fiscal ?
Cette année, des salariés d’une marbrerie à Villepreux, dans les Yvelines, toucheront pour la première fois une prime d’intéressement, estimée à 900 euros, liée aux résultats de l’entreprise. Deux employés envisagent de placer cette somme, considérant les aléas de la vie. En parallèle, le directeur de l’entreprise, Philippe Ledrans, souligne l’importance de cette prime pour motiver ses salariés.
Dans un cabinet d’experts-comptables, les salariés ont également reçu une prime d’intéressement de 2 200 euros en moyenne, dont la majorité a été placée sur un plan d’épargne entreprise. Selon Guillaume Martras, directeur commercial chez Dongs, placer cette somme permet de bénéficier d’un abattement sur l’impôt sur le revenu, contrairement à un retrait immédiat.
L’an dernier, les salariés ont placé un montant record de 229 milliards d’euros dans ce type d’épargne, avec un montant moyen de 3 900 euros par salarié. Ce capital est généralement bloqué pendant cinq ans, sauf dans des cas spécifiques comme la naissance, le mariage ou l’achat d’une résidence principale.
L’épargne salariale apparaît donc comme un complément de revenu attractif, à la fois pour les salariés et les employeurs, favorisant la motivation et la fidélisation des équipes.
Source : Franceinfo


