Pour sauver sa résidence secondaire dans le Var, le maire d'Aubagne emprunte du matériel aux pompiers

Pour sauver sa résidence secondaire dans le Var, le maire d’Aubagne emprunte du matériel aux pompiers

Le violent incendie qui touche le Var depuis plusieurs jours a failli emporter la résidence secondaire du maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG). Ancien sapeur-pompier, l’élu a pu demander du matériel aux pompiers locaux pour protéger son cabanon situé dans la commune de Barjols. Cette mise à disposition d’une pompe portative, de trois couronnes de tuyaux de 20 mètres et d’une lance d’attaque incendie a suscité l’indignation parmi certains Aubagnais. Sur les réseaux sociaux, l’affaire a rapidement pris une tournure polémique suite à la publication de ces révélations sur le compte Facebook Brut Aubagne, proche de l’opposition de droite.

Un internaute a interrogé : « Selon quelle procédure un élu peut-il disposer de matériels opérationnels appartenant au Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) ? Les mêmes règles s’appliquent-elles à tous les citoyens, aux associations, aux entreprises… ou existe-t-il des passe-droits lorsque l’on occupe certaines fonctions ? » Cette question a été posée le 3 août 2026, en référence à des faits remontant au 26 juillet.

Jean-Pierre Squillari a défendu sa demande en soulignant qu’il avait sollicité ce matériel uniquement pour protéger son cabanon, alors que les pompiers locaux, confrontés à une situation critique, ne pouvaient intervenir sur des zones jugées trop dangereuses. Il évoque une « tradition au sein du corps des sapeurs-pompiers » en période de crise, affirmant que le prêt de matériel s’inscrit dans une pratique de solidarité entre acteurs du secours.

Cependant, des accusations ont émergé, affirmant que ce prêt aurait été imposé par le maire en raison de son grade de colonel. L’édile a rétorqué qu’il n’avait rien imposé, mais simplement contacté le sous-officier de garde pour solliciter du matériel, une demande qui a reçu une réponse favorable.

Suite à ces accusations, des réactions ont afflué. L’Union Pompiers 13 a noté que plusieurs points soulevés à leur égard étaient soit faux, soit sortis de leur contexte. De son côté, le groupe Droites et Centre Droite au conseil municipal d’Aubagne a dénoncé les agissements du maire, affirmant que les élus devaient être irréprochables dans l’utilisation des moyens publics.

Source : Inès Cussac, Actu.fr, 5 août 2026.

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