Une carte des océans martiens émerge enfin
Une récente étude menée par Paolo de Souza, chercheur à l’Université Edith Cowan en Australie, a révélé que des indices démontrant la présence d’eau liquide sur Mars étaient cachés sous nos yeux depuis plus de vingt ans. En réanalysant les données collectées par le rover Spirit de la NASA dans le cratère Gusev, De Souza a utilisé le spectromètre Mössbauer de l’astromobile pour montrer que l’eau était bien plus répandue qu’on ne l’avait imaginé.
Chaque me individuelle réalisée au début des années 2000 semblait insuffisante pour tirer des conclusions définitives. Cependant, en combinant ces données, De Souza a identifié des traces d’hématite cristalline et de magnétite altérée dans les sols du cratère. Ces minéraux ferreux, dont la formation nécessite une interaction prolongée avec de l’eau liquide, suggèrent que de vastes régions de Mars ont pu être autrefois recouvertes d’eau.
Cette découverte fait écho aux « myrtilles » de Mars, des concrétions sphériques d’hématite observées par le rover Opportunity sur la plaine de Meridiani Planum. L’étude démontre que ces marqueurs hydriques ne sont pas des anomalies isolées, mais font partie d’une couche de poussière globale façonnée par des millions d’années d’érosion, de tempêtes et de flux liquides.
De Souza prévoit d’appliquer cette méthode d’agrégation à d’autres relevés effectués par Opportunity, ce qui pourrait permettre de cartographier avec précision les anciens océans de Mars et de redéfinir notre compréhension de l’histoire géologique de la planète rouge.
(Source : Les Numériques)


