Participer à un chantier historique, c’est une chance !
À Brie-Comte-Robert, un groupe de jeunes bénévoles s’active à la restauration d’un château médiéval. Leur journée commence tôt, entre 6h30 et 7h, avec un échauffement, essentiel pour préparer leurs muscles à un travail exigeant. Layana, l’une des participantes, se remémore les courbatures des premiers jours, mais constate également une force nouvelle qui émerge en elle à me que le chantier progresse. Virgil Fianu, un autre bénévole, souligne la technicité de la maçonnerie, précisant que ce métier ne se résume pas à des compétences physiques, mais nécessite une bonne compréhension des matériaux, notamment le calcaire local.
Les bénévoles se répartissent sur divers postes, chacun jouant un rôle crucial dans le processus de restauration. À la bétonnière, le mortier de chaux traditionnel est préparé, tandis qu’à la carrière, les pierres sont cassées pour en faire des moellons. Ces derniers sont ensuite travaillés par le tailleur de pierre pour créer les parements. Layana trouve que « fourrer le mur est plus simple que de casser une pierre à la masse », ce qui illustre la diversité des tâches sur le chantier.
L’ambiance est conviviale, mais le sérieux est de mise. La cohésion du groupe est essentielle pour garantir le bon déroulement des activités. La plupart des participants choisissent de vivre sur place pendant trois semaines, ce qui leur permet de partager un quotidien. Raphaël apprécie particulièrement ces moments, évoquant des activités collectives comme la cuisine et le visionnage de la finale de la Coupe du Monde de football.
Les après-midis sont dédiés aux loisirs, avec des sorties et des activités ludiques organisées pour favoriser les échanges entre participants, venus de toute la France et de l’international. Layana exprime sa gratitude pour cette expérience, notant qu’il s’agit d’une richesse de rencontrer des personnes d’horizons variés. Pour Raphaël, qui entame sa dernière année de lycée en septembre, contribuer à la préservation du patrimoine est une source de satisfaction. À deux jours de la fin du chantier, les jeunes bénévoles ressentent déjà une certaine nostalgie.
Source : Article original.


