Argentine : Milei veut la fin du prix unique du livre et provoque la colère du secteur
Le gouvernement du président d’extrême droite, Javier Milei, poursuit sa politique de dérégulation en Argentine avec un projet de loi ambitieux, comprenant plus de 300 articles, visant à éliminer ou modifier de nombreuses normes en vigueur. Parmi ces propositions, l’une suscite une vive opposition : la suppression de la loi protégeant l’industrie du livre, qui impose un prix fixe minimal pour les livres vendus dans le pays.
Cette loi, instaurée en 2001 à la demande de l’ensemble du secteur, y compris des petits et grands libraires, éditeurs et auteurs, vise à garantir un prix unique pour chaque livre, assurant ainsi les droits d’auteur. Juan Manuel Pampin, président de la Chambre argentine du livre (CAL), souligne l’importance de cette législation : « Nous pensons tous que cette loi est juste. Elle dit que chaque livre doit avoir un prix unique, […] qui détermine les droits d’auteur. » Ce système est comparable à celui en vigueur en France et dans plusieurs autres pays européens, ainsi qu’au Japon et au Mexique.
Le gouvernement souhaite permettre à chaque point de vente de fixer librement ses prix et d’appliquer des réductions sans les restrictions actuelles. Cette initiative a été perçue par de nombreux acteurs du secteur comme une menace à la viabilité de l’industrie du livre en Argentine, qui pourrait, selon eux, « casser quelque chose qui fonctionne ».
Source : Página 12.


