Les descendants du général de Gaulle célèbrent leurs origines à Porrentruy
Une partie des descendants de Charles de Gaulle, notamment sa petite-fille, Anne de Laroullière, s’est rendue mercredi à Porrentruy pour participer à une journée mémorielle consacrée aux origines bruntrutaines du fondateur de la Ve République.
Une plaque a été dévoilée en début d’après-midi sur la façade de l’Hôtel-Dieu, un édifice historique construit sur le site de la maison de François-Ignace Nicol, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de Charles de Gaulle. Cette plaque mentionne : « À Porrentruy vivaient, au XVIIIe siècle, les Nicol, ancêtres de Charles de Gaulle (1890-1970), président français et fondateur de la Ve République. »
Des recherches récentes ont confirmé les origines bruntrutaines de la famille Nicol. Le généalogiste Christophe Heitzmann a présenté les ascendances jurassiennes de Charles de Gaulle, en se concentrant sur la vie de François-Ignace Nicol à Porrentruy. Des documents historiques des Archives de l’ancien évêché de Bâle ont également été exposés.
Anne de Laroullière était entourée d’une délégation française comprenant des personnalités telles que Thierry Burkhard, ancien chef d’État-major des armées, et Florian Bouquet, président du Conseil départemental du Territoire de Belfort.
Florian Bouquet a rappelé que Charles de Gaulle avait « impulsé la liberté en France » lors de son appel du 18 juin 1940, un discours marquant dans l’histoire du pays. Anne de Laroullière a souligné que son grand-père était « très proche des gens et très respectueux des femmes », tout en étant « attaché à la langue française et attentif aux minorités » comme le Québec.
Dans le contexte actuel, Jean-Paul Lachat, ministre jurassien de la culture, a déclaré que l’héritage de Charles de Gaulle représente une ressource précieuse. Il a salué le « lien aussi discret que remarquable » entre Porrentruy et le général, affirmant que « l’histoire peut créer des ponts » entre différentes régions.
Le maire de Porrentruy, Philippe Eggertswyler, a exprimé son émotion face à cette découverte, notant que derrière les archives, il y a des femmes et des hommes qui ont vécu et travaillé dans la ville. Cette révélation, selon lui, éclaire le passé d’une manière nouvelle.
Sources : jfe avec l’ats



