Le départ du Dr Benkhaled suscite des inquiétudes à l’hôpital de Villefranche-de-Rouergue
Le Dr Benkhaled, chef de service de radiologie et président de la Commission médicale, quittera ses fonctions à la fin du mois d’août, entraînant des turbulences à l’hôpital de Villefranche-de-Rouergue. Cette décision fait suite à la résiliation d’un contrat de praticien radiologue libéral, jugé trop coûteux par la direction. Un collectif a été formé pour inciter la direction à revenir sur cette décision, espérant une médiation pour le « bien-être » de l’établissement. La direction, de son côté, as avoir des contacts pour des remplaçants afin de maintenir le service.
Ce départ survient dans un contexte déjà tendu, Pierre Aury ayant pris la direction par intérim après le départ du précédent directeur au printemps. La résiliation du contrat, effective fin juin, a été justifiée par des clauses non conformes à la réglementation, engendrant un préjudice financier depuis 2012. Cette décision a été prise en concertation avec l’autorité de tutelle régionale.
En conseil municipal, l’opposition a interpellé le maire sur cette situation, avec l’ancien maire Serge Roques soulignant l’impact de ces départs dans un contexte de pénurie médicale. Le collectif de défense de l’hôpital, qui avait déjà mobilisé en 2022 lors de la fermeture de 171 lits, s’est de nouveau manifesté. Ses membres estiment que l’hôpital public ne devrait pas être géré comme une entreprise à but lucratif, appelant à des compromis pour conserver les médecins.
Pierre Aury a tenté de rasr la population, indiquant que l’établissement travaillait à une nouvelle organisation de son service d’imagerie médicale et était en contact avec de nouveaux praticiens. Cependant, le collectif demeure sceptique, affirmant que la réalité est que les médecins respectés, comme le Dr Benkhaled, sont essentiels pour l’attractivité de l’hôpital.
Les craintes d’une baisse d’activité et d’un éventuel rattachement au centre hospitalier de Rodez persistent. Le personnel de radiologie exprime également son inquiétude face à ces changements, alors que d’autres départs sont redoutés, renforçant l’anxiété autour de la pérennité des services hospitaliers.
Une pétition a été lancée pour faire pression sur la direction, recueillant près de 700 signatures à ce jour.
Source : La Dépêche


