65 % des femmes atteintes de vaginisme évitent de consulter un médecin selon une étude.

65 % des femmes atteintes de vaginisme fuient le médecin

65 % des femmes atteintes de vaginisme évitent les consultations médicales

À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, une enquête menée par la marque suédoise Intimina et l’IFOP a révélé des données préoccupantes concernant les douleurs sexuelles et gynécologiques des femmes en France. Sur un échantillon de 1 020 femmes représentatives de la population française, les résultats soulignent une forte réticence à consulter des professionnels de santé.

Le vaginisme, une pathologie gynécologique caractérisée par la contraction involontaire et douloureuse des muscles du plancher pelvien, touche environ 9 % des Françaises. Ce phénomène est particulièrement marqué chez la génération Z (nées entre 1997 et 2012), avec une prévalence atteignant 13 %. Les Millennials, nées entre 1981 et 1996, suivent avec une proportion de 9 %.

Les femmes souffrant de vaginisme rencontrent des rapports sexuels souvent douloureux et parfois impossibles, ce qui complique également les examens gynécologiques. En conséquence, 65 % d’entre elles choisissent d’éviter ou de repousser ces examens, un chiffre qui contraste fortement avec le taux de 22 % observé parmi l’ensemble des femmes souffrant de douleurs vaginales.

Les raisons de cette évitement ne se limitent pas à la peur de la douleur. En effet, 53 % des femmes estiment que leurs douleurs finiront par disparaître, tandis que 36 % considèrent ces douleurs comme normales, un sentiment qui atteint 48 % parmi la génération Z. De plus, 18 % craignent de ne pas être prises au sérieux par les professionnels de santé, et 34 % des jeunes femmes citent le coût des consultations comme un frein. En fin de compte, seulement 39 % des femmes souffrant de douleurs vaginales consultent un médecin.

Malgré ces douleurs intimes, il existe des solutions. Cependant, 50 % des Françaises ne sont pas conscientes des options disponibles, telles que la rééducation périnéale ou des thérapies spécialisées pour traiter le vaginisme et les dyspareunies.

Ces résultats soulignent l’importance d’améliorer l’information et l’accès aux soins pour les femmes souffrant de ces pathologies.

Source : Intimina, IFOP

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