Arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln en Thaïlande après neuf mois en mer
Le porte-avions américain Abraham Lincoln, au centre d’une controverse concernant les conditions de vie à bord, doit accoster en Thaïlande dans la nuit de mardi à mercredi pour une escale récréative. La station balnéaire de Pattaya se prépare à accueillir environ 5 000 membres d’équipage, qui avaient l’habitude de se rendre dans cette ville durant la guerre du Vietnam.
Pénuries alimentaires et critiques croissantes
Selon Narit Niramaiwong, gouverneur de la province de Chonburi, environ 600 agents seront mobilisés pour asr la sécurité et fournir l’assistance nécessaire lors de cette escale. Le porte-avions, à propulsion nucléaire, a quitté San Diego, en Californie, le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale, avant d’être redirigé vers le Moyen-Orient, suite à l’escalade des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Des rapports font état de pénuries alimentaires, de problèmes de plomberie et de marins désespérés menaçant de se jeter par-dessus bord, ce qui a suscité des critiques aux États-Unis, où le conflit devient de moins en moins populaire. Après 285 jours en mer, l’USS Abraham Lincoln doit accoster au port de Laem Chabang juste après minuit, heure locale, et y rester jusqu’à dimanche soir. Le maire de Pattaya, Poramase Ngampiches, espère des retombées économiques de 100 millions de bahts (environ 2,6 millions d’euros).
Préparatifs et mes de sécurité
Le maire a également souligné que les membres d’équipage n’ont pas dépensé d’argent depuis 200 jours et a appelé les commerçants à ne pas augmenter les prix pour éviter d’exploiter les marins. Ces derniers auront l’interdiction de pratiquer des sports nautiques, tels que le jet-ski, et de consommer du cannabis, selon les précisions de l’élu.
Impact sur le tourisme local
Pattaya, ancien village de pêcheurs devenu une destination prisée par les soldats américains dans les années 1960, est aujourd’hui l’un des épicentres du tourisme sexuel mondial, une image qu’elle cherche à changer. En pleine saison creuse touristique, cette escale est perçue comme une opportunité pour les commerces locaux. Nicko, propriétaire d’un go-go bar, a déclaré : « Tout est bon à prendre. Ça devrait amener un petit regain d’activité », tout en exprimant des préoccupations concernant les débordements liés à la consommation d’alcool.
Source : AFP

