Le peuple iranien doit être libre d’exercer ses droits
En 2025, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes, un record depuis 1989, selon des ONG.
Publié le 12/08/2026 à 17h23
L’Union européenne et 26 pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont exprimé leur condamnation des exécutions judiciaires de manifestants en Iran, qui se sont intensifiées ces derniers mois. Dans un communiqué publié le 12 août, ces nations ont affirmé que « le peuple iranien doit être libre d’exercer ses droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique sans crainte ».
Les pays signataires ont dénoncé « avec la plus grande fermeté » les exécutions qui se poursuivent et le recours à la peine de mort par la République islamique d’Iran, qu’ils considèrent comme un moyen de « faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux ». Ils ont appelé le régime iranien à « cesser immédiatement d’appliquer la peine de mort et à libérer sans délai toutes les personnes arbitrairement détenues ».
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré sur X : « Sept mois après les crimes de masse commis à l’encontre du peuple iranien qui se levait pour réclamer la justice et la dignité, le régime continue de faire couler le sang en multipliant les exécutions. Cette répression insupportable et inhumaine doit cesser. »
L’ONU a également exprimé son inquiétude concernant la hausse des exécutions en Iran, avec au moins 56 personnes exécutées pour des motifs de sécurité nationale depuis mars, et plus d’une centaine d’autres risquant d’être exécutées pour des chefs d’accusation similaires.
Les exécutions ont augmenté depuis le début de la guerre déclenchée par une offensive américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, de nombreuses personnes ayant été condamnées pour leur participation aux manifestations contre la vie chère et le régime à la fin de décembre. En 2025, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes, un chiffre qui représente le nombre le plus élevé depuis 1989, selon des données fournies par les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).
Source : Franceinfo



