Lionel Messi au Gabon : Une visite controversée de 2,3 milliards de francs CFA
En juillet 2015, Lionel Messi a effectué une visite au Gabon qui a coûté environ 2,3 milliards de francs CFA, soit près de 3,5 millions d’euros. Ce montant a été alloué pour quelques heures de présence, marquées par un protocole décalé, où l’Argentin a foulé un tapis rouge vêtu d’un short et de baskets, alors que le code vestimentaire exigeait un costume-cravate. Cette visite a également été marquée par le vol de deux premières pierres inaugurales, qui ont été ensuite jetées à la mer.
Messi, alors âgé de 28 ans, était à Libreville pour poser une brique fondatrice d’un futur stade destiné à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017 à Port-Gentil. À cette époque, le Gabon connaissait des difficultés économiques, rognant les bourses des étudiants et laissant de nombreux footballeurs locaux sans salaire. Un ministre a affirmé que « pas un sou » n’avait été dépensé pour cette visite, une déclaration qui a été accueillie avec scepticisme par la population.
L’accueil de Messi a été particulièrement singulier, avec des ministres en costume-cravate saluant un athlète habillé de manière décontractée. Le point culminant de cette visite a été le président gabonais, Ali Bongo, conduisant lui-même Messi dans un véhicule, une scène qui a été largement commentée dans les médias internationaux.
La tenue de Messi, un bermuda en jean déchiré et un tee-shirt, a suscité des débats sur le respect du protocole. Bien que certains aient minimisé l’importance de cet incident, d’autres y ont vu un symbole de mépris envers le pays hôte.
Les événements ont pris une tournure inattendue lorsque, dans la nuit du 18 au 19 juillet, trois jeunes ont volé les pierres posées par Messi et le président. Le meneur du groupe a déclaré qu’il voulait simplement s’amuser, mais a ensuite été arrêté par la police, qui a rapidement résolu l’affaire.
Cette visite, bien qu’éphémère, a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective du Gabon, symbolisant à la fois les espoirs et les défis du pays face à des événements de cette nature.
(Source : Gabonreview.com)