1 000 nouveaux postes de surveillants pénitentiaires à pourvoir
Le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture de 1 000 postes de surveillants pénitentiaires, une initiative visant à renforcer les équipes au sein des établissements pénitentiaires français. Les inscriptions pour les concours nécessaires à l’intégration de ce corps de métier sont ouvertes du 24 août au 16 octobre 2023.
Concours d’accès
Trois concours distincts permettent d’accéder à la profession de surveillant pénitentiaire, chaque candidat ne pouvant s’inscrire qu’à un seul d’entre eux :
Concours national : Les lauréats choisiront leur affectation parmi les 186 établissements pénitentiaires en fonction de leur classement.
Concours spécial Île-de-France (CNAL) : Les candidats retenus seront affectés en Île-de-France et s’engagent à y travailler pendant six ans. Ils bénéficieront d’une prime de fidélisation de 8 000 €, versée en trois fois.
Concours internes : Ouverts aux agents publics justifiant de quatre ans d’ancienneté, avec une limite d’âge de 45 ans au 1er janvier 2026.
Pour s’inscrire, les candidats doivent être de nationalité française, âgés de 17 à 45 ans, et titulaires du baccalauréat. Les épreuves d’admissibilité se dérouleront entre le 30 novembre 2026 et le 7 janvier 2027, suivies des épreuves d’admission en avril 2027.
Formation et rémunération
Les futurs surveillants suivront une formation de huit mois à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) à Agen, rémunérée 1 441 € nets par mois. À l’issue de leur formation, leur salaire net mensuel sera de 2 040 €, avec des perspectives d’évolution pouvant atteindre 3 100 € pour le grade le plus élevé.
Importance du rôle
Avec plus de 30 000 personnels, l’administration pénitentiaire est la troisième force de sécurité intérieure en France. Les surveillants pénitentiaires sont responsables de la sécurité et du maintien de l’ordre au sein des établissements, tout en contribuant à la réinsertion des détenus.
Évolution de carrière
Le métier offre diverses possibilités d’évolution et de spécialisations, notamment dans des domaines tels que les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) ou les unités cynotechniques. Ces spécialisations permettent aux surveillants de diversifier leurs compétences tout au long de leur carrière.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de nécessité de renforcement des ressources humaines au sein des établissements pénitentiaires, afin d’améliorer la gestion des détenus et de répondre aux enjeux de sécurité.
Source : Ministère de la Justice



