Kast et Milei : Le Duo de l’Extrême Droite Latino-Américaine
Le président chilien José Antonio Kast a fait sa première visite officielle à Buenos Aires, un choix qui en dit long sur ses affinités idéologiques avec son homologue argentin Javier Milei.
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Le 6 avril, la Casa Rosada a accueilli une rencontre qui aurait pu être scénarisée par un comédien de stand-up. Kast, tout sourire, a été reçu par Milei, le roi de la tronçonneuse, pour discuter de la modernisation de la frontière entre leurs deux pays. Un moment historique, selon Kast, qui semble ignorer que l’histoire est souvent écrite par les vaincus, et que les vaincus d’aujourd’hui pourraient bien être les citoyens de demain.
Ce qui se passe réellement
Lors de cette première visite officielle, Kast et Milei ont mis en scène leur proximité idéologique. Les deux hommes, figures montantes de l’extrême droite en Amérique latine, partagent des positions souvent alignées avec celles de Donald Trump. En décembre 2025, Kast avait déjà fait le déplacement pour poser avec la tronçonneuse de Milei, symbole des coupes budgétaires qu’il s’apprête à appliquer au Chili.
Pourquoi cela dérange
Leur projet de sécurisation des 5 000 kilomètres de frontière, présenté comme une avancée pour le tourisme et le commerce, semble davantage un prétexte pour renforcer la répression contre les mouvements sociaux. En réalité, cette « modernisation » pourrait bien se transformer en un mur de béton idéologique, où les droits humains passent à la trappe au profit d’une lutte contre le crime organisé qui, à ce stade, reste plus une promesse qu’une réalité.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette alliance sont déjà visibles : un renforcement des discours anti-progressistes et une volonté de museler toute forme de contestation. En se posant comme les champions d’une « bataille culturelle » contre le féminisme et l’écologie, Kast et Milei ne font que suivre une tendance mondiale où l’extrême droite s’érige en défenseur d’un passé fantasmé.
Lecture satirique
Ironiquement, ces deux dirigeants se présentent comme des modernisateurs, alors qu’ils semblent plutôt vouloir ramener leurs pays à une époque révolue. Leurs discours, pleins de promesses de prospérité, cachent une réalité où les inégalités et les injustices sociales sont exacerbées. On pourrait presque croire qu’ils ont pris des notes lors d’un séminaire sur « Comment faire régresser une société en 10 leçons ».
Effet miroir international
Cette dynamique rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où des leaders populistes exploitent les peurs pour asseoir leur pouvoir. Kast et Milei, en bons élèves, semblent vouloir reproduire ce modèle, ignorant les leçons du passé.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que cette alliance ne mène à une intensification des politiques répressives et à une érosion des droits civiques. Les citoyens chiliens et argentins pourraient bien se retrouver à devoir se battre pour des droits qu’ils pensaient acquis.




