Harar : Quand la Tradition Danse au Rythme de l’Incohérence Politique
Le festival Shuwalid célèbre la culture harari, mais que fait-on des vérités qui dérangent ?
Table Of Content
Le 26 mars 2026, la ville éthiopienne de Harar, à 400 kilomètres d’Addis-Abeba, a vibré au rythme du festival Shuwalid. Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco fin 2023, cet événement marque la fin de six jours de jeûne après le ramadan. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies pour chanter et danser, célébrant ce qu’ils appellent le « deuxième Aïd ». Mais au-delà des festivités, que cachent ces réjouissances ?
Ce qui se passe réellement
Le cortège démarre de la rue Amir Uga, ouvert par deux cavaliers, suivi d’un couple en manteaux rouges et dorés, symbolisant un mariage traditionnel harari. Ahmed, le marié, déclare : « Cela fait deux ans que je participe aux célébrations, et pour moi, c’est important, car ce sont nos traditions. » Chaque année, Shuwalid attire des visiteurs du monde entier, comme le souligne Sami Abdulwasim, directeur du bureau du tourisme de Harar : « Ce festival amène des visiteurs du monde entier, donc les retombées économiques sont très importantes. »
Les communautés Afar, Oromo et Somali sont également présentes, illustrant une belle diversité. Ramadan, un jeune homme de Dire Dawa, s’émerveille : « C’est vraiment intéressant de voir la culture harari traditionnelle. » Ali, étudiant de Jijiga, ajoute : « Je veux voir les célébrations harari et écouter leur musique. » Célèbre depuis son classement par l’Unesco, Shuwalid attire aussi la diaspora éthiopienne, comme Legesse, vivant en Suisse, qui s’enthousiasme : « C’est une expérience unique en Afrique, et c’est génial. »
Vers 19 heures, après un dernier iftar, la fête se prolonge dans toute la ville, car le but de Shuwalid est aussi de permettre à la jeunesse harari de trouver un partenaire.
Pourquoi cela dérange
Ce festival, bien que célébré avec ferveur, soulève des questions sur la véritable place de la culture dans un pays où les tensions politiques et sociales sont palpables. Alors que les autorités se félicitent des retombées économiques, que dire des inégalités persistantes et des droits humains souvent bafoués ?
Ce que cela implique concrètement
Les retombées économiques sont indéniables, mais elles ne doivent pas occulter les défis auxquels fait face la population. La célébration de la culture ne doit pas servir de masque aux problèmes structurels qui rongent le pays.
Lecture satirique
Ah, la belle ironie ! Pendant que les festivités battent leur plein, les discours politiques continuent de promettre monts et merveilles. Les dirigeants se pavanent, vantant les mérites d’un patrimoine culturel qui, en réalité, est souvent utilisé pour détourner l’attention des véritables enjeux. Comme si danser autour d’un feu pouvait effacer les injustices qui persistent !
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, ces dérives ne sont pas uniques à l’Éthiopie. Les discours politiques d’extrême droite, que ce soit aux États-Unis ou en Russie, utilisent également la culture comme un outil de diversion. Pendant que l’on célèbre les traditions, les droits fondamentaux sont souvent piétinés. Une danse macabre, en somme.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à ce que ces célébrations deviennent de plus en plus déconnectées des réalités quotidiennes des Éthiopiens. La culture, au lieu d’être un vecteur d’unité, pourrait devenir un simple spectacle pour les touristes, masquant les véritables luttes de la population.
Sources





