Oman : la marée noire atteint les côtes du pays
Les fuites de pétrole provenant d’un pétrolier échoué au large d’Oman, dans une réserve naturelle maritime protégée, ont atteint les côtes du pays jeudi 13 août. Les conditions météorologiques difficiles compliquent les opérations de confinement de la nappe.
Une enquête récente de l’AFP a révélé que le navire Caroline Bezengi, soupçonné d’être lié à la « flotte fantôme » russe, s’est échoué fin juin près de l’archipel d’al-Hallaniyat, reconnu pour sa biodiversité en mer d’Arabie, après avoir subi des explosions d’origine inconnue. L’autorité environnementale omanaise a indiqué que « les résultats d’analyses montrent que la pollution pétrolière touche certaines plages de la région de Ras Madrakah ». La nappe pourrait affecter jusqu’à 40 kilomètres de côtes dans cette zone et 10 à 20 kilomètres des plages sud de l’île de Masirah, incitant les pêcheurs et le public à la vigilance.
L’Organisation mondiale maritime (OMI) a précisé qu’elle « surveille de près » la situation, notant que « la mousson avait entravé l’accès au navire et retardé les opérations ». Un responsable du ministère des transports a confirmé que les « conditions météorologiques difficiles (…) avaient compliqué les opérations techniques ». Selon les autorités, la nappe de pétrole s’étendait alors sur environ 390 kilomètres carrés.
En 2025, Oman a créé une réserve naturelle autour de l’archipel pour préserver les écosystèmes fragiles de cette région abritant une faune variée et rare. La semaine dernière, Greenpeace et l’ONG néerlandaise PAX avaient alerté sur une catastrophe environnementale régionale imminente et appelé à une intervention urgente.
Les autorités omanaises n’ont pas encore identifié les causes de la fuite, mais la société de sécurité maritime Vanguard a rapporté que le pétrolier avait subi trois explosions le 6 juin, provoquant des voies d’eau et immobilisant le navire. Des experts mettent en garde contre le risque de marée noire lié à la « flotte fantôme » russe, composée de navires souvent vétustes utilisés par Moscou pour contourner les sanctions occidentales.
Dans un autre incident, une fuite de pétrole a atteint les îles iraniennes de Qeshm et Hengam, polluant des plages et une mangrove, selon des médias iraniens. Le site de suivi maritime TankerTrackers a indiqué que « la marée noire semble provenir de l’attaque iranienne contre le vraquier Minoan Pioneer », survenue dans les eaux omanaises le 3 août, avant de dériver vers l’Iran.
Source : AFP



