Veto à la paix : La Russie et la Chine bloquent la résolution de l’ONU sur le détroit d’Ormuz

La Russie et la Chine opposent leur veto à une résolution de l’ONU, laissant le détroit d’Ormuz dans une impasse stratégique, tout en révélant l’absurdité des promesses de paix.

Dans un monde où les promesses de paix se heurtent à la réalité des intérêts géopolitiques, la Russie et la Chine ont décidé de jouer les trouble-fêtes en opposant leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution, qui visait à rouvrir le détroit d’Ormuz, a été édulcorée à plusieurs reprises, comme un plat réchauffé que personne ne veut vraiment manger. Le vote, qui a vu 11 pays soutenir la résolution, deux s’y opposer et deux s’abstenir, est survenu quelques heures avant une date limite fixée par l’ancien président américain Donald Trump. Ce dernier avait menacé l’Iran d’attaques sur ses infrastructures si le pays ne rouvrait pas cette voie navigable stratégique. Oui, vous avez bien entendu : la diplomatie à la Trump, où la menace d’attaques militaires est la norme.

Ce qui se passe réellement

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, est devenu le théâtre d’une guerre où l’Iran, sous pression, a vu les prix de l’énergie s’envoler. La résolution initiale, proposée par Bahreïn, aurait permis d’utiliser « tous les moyens nécessaires » pour assurer le transit maritime, mais face aux objections de la Russie, de la Chine et de la France, elle a été révisée pour n’autoriser que des « moyens défensifs ». Un vrai chef-d’œuvre de la diplomatie moderne !

La version finale de la résolution, qui a été mise au veto, se contente de « recommander » aux États de coordonner leurs efforts pour assurer la sécurité de la navigation. En d’autres termes, il s’agit d’un appel à la bonne volonté, comme si cela allait dissuader l’Iran de continuer ses attaques contre les navires marchands. Un véritable coup de maître de l’ONU, qui prouve une fois de plus que la diplomatie peut être aussi efficace qu’un parapluie troué sous la pluie.

Pourquoi cela dérange

Ce veto met en lumière les incohérences de la politique internationale. D’un côté, les États-Unis et leurs alliés prônent la liberté de navigation, tandis que de l’autre, ils sont prêts à utiliser la force pour l’imposer. La Russie et la Chine, en dénonçant les actions militaires américaines, soulignent l’hypocrisie d’un système qui prône la paix tout en brandissant la menace de la guerre. Un vrai numéro de jonglage, où les balles sont en fait des bombes.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ce veto sont multiples. D’abord, l’Iran, en position de force, pourrait intensifier ses attaques, menaçant ainsi la sécurité maritime dans une région déjà volatile. Ensuite, les pays du Golfe, qui voient dans le blocus iranien une menace existentielle, pourraient être poussés à des actions militaires, entraînant une escalade des tensions. En somme, un cocktail explosif qui pourrait faire sauter la région.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. Les États-Unis, qui se présentent comme les champions de la liberté, se retrouvent à menacer un pays pour qu’il ouvre une voie maritime. Pendant ce temps, la Russie et la Chine, en opposant leur veto, se posent en défenseurs de la paix, tout en soutenant des régimes autoritaires. Un vrai cirque où les clowns sont au pouvoir et les spectateurs sont laissés dans l’angoisse.

Effet miroir international

Ce veto rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où la rhétorique de la sécurité nationale justifie des actions souvent contraires aux droits humains. Une ironie cruelle, où les pays qui prônent la démocratie se retrouvent à soutenir des actions qui la sapent.

À quoi s’attendre

À court terme, il est probable que les tensions dans le Golfe s’intensifient, avec un risque accru de conflits armés. À long terme, ce veto pourrait fragiliser davantage l’autorité de l’ONU, déjà mise à mal par des décisions incohérentes. La communauté internationale devra faire face à un dilemme : continuer à jouer le jeu de la diplomatie ou se préparer à des conséquences plus graves.

Sources

Source : fr.euronews.com

Visuel — Source : fr.euronews.com
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