Loi, amendes, taxes : la France est-elle en train de faire plier Shein ?

Loi, amendes, taxes : la France est-elle en train de faire plier Shein ?

Après deux ans de navette parlementaire, la loi contre la mode jetable s’apprête à être adoptée en France. Ce texte, qui vise à instaurer un cadre réglementaire plus strict autour de la fast fashion, introduit plusieurs mes significatives, notamment un bonus-malus environnemental, une interdiction de publicité ciblée et une définition précise de ce que l’on entend par « mode ultra-express ». Ces dispositions semblent particulièrement orientées vers des acteurs comme Shein et Temu, tout en soulevant des questions sur l’impact que cette législation pourrait avoir sur les géants européens de la mode à bas prix.

La mode jetable, caractérisée par des collections renouvelées à un rythme effréné, a suscité des préoccupations croissantes en matière d’environnement et de durabilité. La loi en préparation s’inscrit dans un mouvement plus large visant à réduire l’empreinte écologique de l’industrie textile, qui est responsable d’une part significative de la pollution mondiale.

Selon des données récentes, le secteur de la mode représente environ 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, une problématique que les législateurs cherchent à adresser. En France, la consommation textile par habitant a atteint 12 kg par an, une statistique qui souligne l’ampleur du défi à relever.

Les conséquences de cette législation pourraient être significatives pour les marques ciblées. En effet, l’interdiction de publicité et les nouvelles taxes pourraient inciter les consommateurs à reconsidérer leurs choix d’achat, favorisant ainsi des pratiques plus durables. Toutefois, certains experts soulignent que cette loi pourrait également laisser de côté les grandes enseignes européennes, qui continuent de croître dans un marché déjà saturé.

Cette initiative législative reflète une volonté politique de faire évoluer les comportements d’achat et de lutter contre les dérives de la fast fashion, tout en posant la question de l’équité entre les acteurs du marché.

Source : La Croix

Source