Un « droit à l’ombre » comme service public ?
En période de canicule, certaines villes françaises prennent des mes pour protéger leurs habitants des températures extrêmes. La ville de Cuers, située dans le Var, a récemment installé des ombrières dans ses espaces de jeux, permettant ainsi aux enfants de s’y divertir en toute sécurité, même durant les heures les plus chaudes de la journée. Jean-Jacques Roux, directeur général des services de la ville, a observé que ces structures attirent principalement des familles modestes, souvent logées dans des logements peu adaptés à la chaleur.
Les ombrières, vastes toiles en tissu, sont conçues pour réduire la température au sol. Selon les relevés effectués par la municipalité, cette installation permet de diminuer la chaleur d’environ 25 °C, faisant passer des températures de 55 °C à 30 °C. Ce dispositif vise à offrir un espace de jeu sécurisé et agréable pour les enfants, en particulier ceux issus de milieux défavorisés.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large où les villes cherchent à s’adapter aux effets du changement climatique. Selon une étude de l’INSEE, près de 30 % des Français vivent dans des zones urbaines exposées à des vagues de chaleur, ce qui souligne l’importance de telles mes.
Ces aménagements, bien qu’initiés localement, pourraient inspirer d’autres municipalités à intégrer des solutions similaires pour garantir un « droit à l’ombre » et améliorer la qualité de vie des citadins durant les périodes de forte chaleur.
Source : La Croix
