L’éolien et le solaire renforcent le système électrique face aux défis énergétiques.

L’éolien et le solaire au secours du système électrique

L’éolien et le solaire au secours du système électrique

Cet été, la France a connu une forte demande en électricité, particulièrement durant les heures les plus chaudes, en partie à cause de l’utilisation accrue de la climatisation. Les énergies éoliennes et solaires ont joué un rôle crucial pour compenser les faiblesses des systèmes nucléaires, hydroélectriques et au gaz.

À ce jour, 8 térawattheures (TWh) ont été perdus dans le parc nucléaire en raison de conditions climatiques extrêmes, représentant 2 % de la production annuelle, un chiffre record. De plus, les réserves d’eau des barrages sont inférieures à celles de l’année précédente à la même période.

Les centrales à charbon et à gaz en Europe atteignent également leurs limites techniques, avec un rendement qui diminue au-delà de 40 °C. Par exemple, la centrale à gaz de Martigues (Bouches-du-Rhône) a dû obtenir une dérogation temporaire pour augmenter la température maximale de ses rejets dans la Méditerranée, afin d’éviter une interruption de service.

Les éoliennes en force

Les éoliennes et les panneaux solaires ont été essentiels pour maintenir l’équilibre du système électrique. En France, la production éolienne a atteint 2,9 TWh cet été, soit 6,9 % et 6,5 % de la production électrique de juin et juillet respectivement, grâce à la mise en service de nouveaux parcs éoliens.

Une étude de Callendar, spécialisée dans l’anticipation des risques climatiques, prévoit que d’ici 2050, la production éolienne pourrait diminuer de 2,9 % à 1,3 % en Europe en raison du réchauffement climatique, affectant la circulation des vents.

Le solaire à plein régime

La production d’énergie solaire a également connu une hausse, atteignant jusqu’à 17 % dans certains pays européens pendant les vagues de chaleur. En Espagne, la production solaire a couvert jusqu’à 80 % de la demande électrique en milieu de journée cet été. En France, malgré des capacités limitées, le solaire a contribué à 11,9 % et 12,5 % du mix électrique en juin et juillet respectivement.

Les panneaux photovoltaïques, bien que conçus pour fonctionner à des températures optimales de 25 °C, ont montré une baisse de rendement de 0,4 % par degré supplémentaire, mais cela n’a pas empêché une fourniture d’électricité significative pendant les heures d’ensoleillement maximal.

Cependant, les heures de pointe matinales et en fin de journée demeurent un défi, traditionnellement couvertes par l’hydroélectricité et le gaz. L’installation de batteries pour le stockage d’énergie est envisagée comme solution, avec des coûts désormais inférieurs à ceux des centrales à gaz. Le Syndicat des énergies renouvelables prévoit une multiplication par cinq de la puissance installée d’ici 2030.

Source : Reporterre

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