Canicules, ouragans… Plus d’un milliard d’enfants exposés à des risques climatiques
Alors que le réchauffement climatique intensifie les sécheresses, ouragans et canicules, l’Unicef alerte sur le fait que plus d’un milliard d’enfants sont exposés à au moins trois types d’aléas climatiques majeurs. Ce constat a été rendu public le 15 juin, mettant en lumière l’impact disproportionné sur certaines régions du monde.
Pour élaborer son rapport, l’agence onusienne a analysé les données concernant les 2,4 milliards d’enfants vivant sur la planète, en les croisant avec la répartition géographique des huit principaux impacts climatiques : inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule, chaleur extrême, incendie et tempête de sable.
Le rapport souligne que près de la moitié des enfants dans le monde, soit 1,1 milliard, sont exposés à au moins trois risques, avec la combinaison la plus fréquente étant celle de la sécheresse, de la chaleur extrême et de la canicule, touchant 296 millions d’enfants, dont 74 millions au Nigeria, 34 millions au Pakistan et 32 millions en Inde. Environ 2,3 milliards d’enfants sont exposés à au moins un risque, 2 milliards à au moins deux, et 364 millions à au moins quatre.
L’Unicef insiste sur le fait que les enfants sont en première ligne face aux impacts du changement climatique, et appelle à une action urgente pour protéger cette population vulnérable.
Quant aux régions les plus touchées, l’Afrique subsaharienne, notamment le Sahel, est particulièrement exposée. Dans des pays comme le Tchad, en crise humanitaire, plus de 95 % des enfants sont menacés par au moins trois aléas climatiques. Ce phénomène crée un cercle vicieux : la sécheresse entraîne une baisse des récoltes, augmentant l’insécurité alimentaire, tandis que les sols secs favorisent les incendies et rendent les terres plus vulnérables aux inondations.
L’Unicef met également en évidence que les 39 États insulaires sont confrontés à des défis structurels, tels que l’isolement et la dépendance aux importations, les rendant particulièrement vulnérables.
Les données du rapport ne révèlent aucun pays totalement épargné. Toutefois, des poches de population moins exposées semblent exister dans l’hémisphère nord, notamment en Scandinavie.
Source : Unicef.
