Un discours autour de l’habitabilité de la planète : La France insoumise se positionne sur l’écologie
Châteauneuf-sur-Isère, reportage — « L’écologie sans sortie du capitalisme, ça n’a pas de sens », déclare une militante lors des Amfis de La France insoumise, qui se déroulent du 20 au 23 août. Cet événement vise à mettre en avant les préoccupations environnementales au sein du mouvement, en affirmant son rôle en tant que référence écologique face aux partis traditionnels.
Les thèmes abordés incluent l’accaparement de l’eau, la santé, le transport sans pétrole, et un nouveau projet d’écorégions. La France insoumise souhaite éviter un échec dans ses engagements écologiques et se positionne comme un acteur clé dans ce domaine, cherchant à éclipser les partis écologistes établis.
François Benoit-Marquié, membre des Verts populaires, souligne que La France insoumise adopte un discours centré sur l’habitabilité de la planète, remettant en question certaines bases marxistes du Parti de gauche. Une centaine de militants écologistes ont rejoint ce mouvement, affichant leur soutien à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027.
Jérôme Gleizes, porte-parole des Verts populaires, insiste sur la nécessité de lutter contre le risque fasciste, affirmant que Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat de gauche capable de rivaliser avec Marine Le Pen. Les préoccupations environnementales sont de plus en plus présentes chez les insoumis, comme en témoignent les stands des faucheurs volontaires et d’Alternatiba.
La députée insoumise Anne Stambach-Terrenoir critique l’écologie de Macron, la qualifiant de « bourgeoise » et appelant à une prise de conscience collective face à la crise climatique. Elle estime qu’un grand nombre d’écologistes rejoindront les insoumis avant les élections, affirmant que leur projet écologique est le plus abouti.
La France insoumise continue de se distancier des Écologistes, qui tentent de proposer un programme pour la présidentielle. Marine Tondelier, candidate des Écologistes, appelle à une union sans exclusive avec d’autres partis de gauche, mais cette proposition a été rejetée par La France insoumise.
Certains élus estiment qu’un rassemblement est encore possible, mais cela nécessiterait un accord rapide et loin de l’écologie libérale. Martine Billard, ancienne écologiste, met en garde contre la montée de l’extrême droite, soulignant l’urgence d’une action collective face à la crise environnementale.
Source : Reporterre



