Irrigation illégale : en pleine sécheresse, sur la piste des voleurs d’eau du Marais poitevin
En début de soirée, sur le parking de l’école élémentaire de Coulon, au cœur du Marais poitevin, le technicien de l’environnement Yohann Eperon trace du doigt les contours de la zone que sa patrouille arpentera cette nuit. En orange sur la carte, les secteurs placés en alerte renforcée, où toute irrigation est interdite. « L’irrigation illégale se fait de nuit », rappelle Luc Texier, chef adjoint du service de l’Office français de la biodiversité (OFB) des Deux-Sèvres, sous l’œil attentif de cinq agents.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de sécheresse persistante, exacerbée par des périodes de canicule. En France, le mois de juillet 2023 a été marqué par des températures record et une diminution significative des précipitations, entraînant des restrictions d’eau dans plusieurs régions, dont les Deux-Sèvres. Les agriculteurs, face à des rendements menacés, se retrouvent souvent tentés par des pratiques illégales d’irrigation.
Selon les données de Météo-France, les niveaux de précipitation dans le département ont chuté de 40 % par rapport à la moyenne saisonnière. Cette situation critique a conduit les autorités à intensifier les contrôles et à sensibiliser la population sur l’importance de la préservation des ressources en eau.
Les conséquences de cette irrigation illégale sont multiples : elles aggravent la crise hydrique, mettent en péril la biodiversité locale et peuvent entraîner des sanctions sévères pour les contrevenants. Les agents de l’OFB, en collaboration avec d’autres services, continuent leur lutte contre ces pratiques, mettant en avant la nécessité d’un usage responsable de l’eau.
Source : Météo-France, Office français de la biodiversité (OFB)


