30 fois plus d’incendies en 20 ans : la France est entrée dans l’ère du feu

Incendies en France : 30 fois plus qu’en 2010, une situation alarmante

Depuis le début de l’année 2026, la France a connu une augmentation dramatique des incendies de forêt. Selon les données du Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis), 42 810 hectares de végétation ont été détruits entre le 1er janvier et le 22 juillet. Ce chiffre équivaut à quatre fois la superficie de Paris et représente une des plus grandes surfaces brûlées à cette période de l’année depuis des décennies.

Entre le 24 juin et le 22 juillet, plus de 15 000 hectares ont été ravagés, touchant des régions jusqu’alors épargnées par les flammes, comme le cap Fréhel en Bretagne. Un incendie majeur a également eu lieu dans le bassin d’Arcachon, où plus de 4 800 hectares ont brûlé en seulement deux jours, forçant l’évacuation de plus de 20 000 personnes.

L’impact ne se limite pas à la France. D’autres pays européens, comme l’Espagne et l’Italie, subissent également des feux dévastateurs, exacerbés par des conditions climatiques extrêmes, dont des températures dépassant 40 °C.

Les données des vingt dernières années montrent une tendance inquiétante : le nombre d’hectares brûlés chaque année en France a considérablement augmenté. Avant 2016, la superficie brûlée était généralement inférieure à 8 000 hectares par an. Depuis, ce chiffre a dépassé la moyenne de 14 746 hectares, atteignant des sommets de 66 337 hectares en 2022.

Pour l’année 2026, 308 feux majeurs ont déjà été recensés, soit 30 fois plus qu’en 2010. L’été en cours est également marqué par une superficie brûlée presque deux fois supérieure à la moyenne annuelle de 2006 à 2025, qui est de 138 242 hectares.

Cette situation alarmante est attribuée à des facteurs climatiques et humains. Dans 90 % des cas, les incendies sont d’origine humaine, souvent causés par des négligences. Les experts estiment que si les températures continuent d’augmenter, le risque d’incendies généralisés pourrait toucher l’ensemble du territoire français d’ici 2100.

Les conséquences de ces incendies sont dévastatrices, non seulement pour l’environnement, mais aussi pour la biodiversité et les écosystèmes locaux.

Source : Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis).

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