Un signal pour dire stop : les Hauts-de-France réaffirment leur hostilité à l’éolien terrestre
Le 9 septembre, le Comité régional de l’énergie (CRÉ) des Hauts-de-France a voté, à une courte majorité, le maintien de la puissance éolienne à son niveau actuel d’ici 2035. Ce vote, bien que non contraignant, représente un moratoire sur les projets éoliens terrestres dans une région qui détient 30 % de la puissance éolienne installée en France. Le président de la région, Xavier Bertrand, a exprimé son opposition à l’éolien depuis son élection, préférant d’autres sources d’énergie, notamment le nucléaire.
Frédéric Motte, coprésident du CRÉ et élu sur la liste de Bertrand, a déclaré qu’il était temps d’« envoyer un signal pour dire stop », ajoutant que la région avait déjà contribué avec plus de 2 500 éoliennes installées. La feuille de route adoptée par le CRÉ prévoit le développement d’autres énergies renouvelables, mais exclut explicitement l’éolien terrestre, demandant un statu quo sur les projets après l’achèvement de ceux déjà validés.
Contexte factuel
Sur 29 votants présents, seulement 8 ont soutenu le moratoire, tandis que 7 se sont opposés. Les représentants de l’État et des collectivités se sont abstenus ou n’ont pas participé au vote. La majorité des soutiens proviennent de la droite régionale, avec l’appui d’un élu local et d’une représentante de l’organisation Stop éoliennes Hauts-de-France, qui est financée par le conseil régional.
Données ou statistiques
En 2026, cette organisation a reçu 50 000 euros de subventions, malgré l’annulation par la justice d’autres subventions antérieures, jugées non conformes à l’intérêt général régional. La question de l’éolien est particulièrement sensible dans la région, avec peu de défenseurs des projets éoliens en dehors du parti Les Écologistes.
Conséquence directe
Ce vote marque un tournant dans la politique énergétique des Hauts-de-France, signalant un rejet clair d’une énergie renouvelable qui pourrait pourtant compléter la production solaire. Cela pourrait également ouvrir la voie à un renforcement des projets nucléaires dans la région.
Source : Reporterre

