Quand la guerre en Iran fragilise toute la filière plastique : « Nous allons tout droit vers des pénuries »
Les jours passent, les stocks s’amenuisent et l’inquiétude grandit chez les industriels du plastique. Depuis le début de la guerre en Iran, ces derniers font face à une augmentation des prix de leurs fournitures, dont la rapidité de propagation est sans précédent.
La filière plastique, qui dépend en grande partie des matières premières issues de la région, est particulièrement vulnérable. Les tensions géopolitiques ont entraîné des perturbations dans l’approvisionnement, affectant directement la production et les coûts de fabrication. Les entreprises signalent déjà des retards de livraison et une hausse significative des prix des polymères, notamment du polyéthylène et du polypropylène.
Selon des données récentes, les prix du polyéthylène ont augmenté de 30 % en l’espace de quelques semaines, une situation qui pourrait se traduire par des pénuries sur le marché. Les acteurs de l’industrie mettent en garde contre les conséquences d’une telle crise, qui pourrait affecter non seulement les fabricants de plastique, mais également les secteurs en aval, tels que l’emballage et l’automobile.
Face à cette situation, les industriels se préparent à des ajustements de production et envisagent des stratégies alternatives pour sécuriser leurs approvisionnements. Cependant, l’incertitude demeure, et les experts s’accordent à dire que si la situation perdure, les conséquences pour l’ensemble de la filière pourraient être dramatiques.
Source : La Croix
