Transition écologique : le Fonds vert porté à un milliard d’euros
Les canicules à répétition replacent-elles l’écologie en haut de la pile de priorités budgétaires ? C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique, dans un entretien à La Tribune Dimanche publié le 18 juillet. Elle s’est félicitée de l’augmentation de l’enveloppe allouée à son ministère dans le projet de budget à venir.
« L’écologie sera le budget le plus renforcé après celui des armées. C’est un signal fort. Il montre que, même dans un contexte budgétaire exigeant, protéger les Français face au changement climatique reste une priorité », a-t-elle déclaré.
Monique Barbut a également précisé : « Je me réjouis d’avoir obtenu plusieurs arbitrages importants, en particulier le renforcement du Fonds vert, porté à un milliard d’euros. La priorité sera donnée à l’adaptation au changement climatique, notamment celle des bâtiments publics. »
Pour rappel, le Fonds vert, créé en 2023, a pour objectif d’aider les collectivités à adapter les territoires au changement climatique. Après avoir atteint 2,5 milliards d’euros en 2024, sa dotation a progressivement diminué, atteignant 837 millions d’euros dans le budget 2026, en raison de contraintes budgétaires accrues.
La question de l’acétamipride
Alors que le vote du projet de loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale est prévu pour le 20 juillet, Monique Barbut a réaffirmé que la réintroduction, à titre dérogatoire, de pesticides interdits comme l’acétamipride reste « le principal sujet qui crispe ».
« Les échanges progressent mais tout n’est pas encore clarifié. Tout le monde s’accorde pour dire que le texte a été amélioré par rapport à la copie du Sénat. , le principal sujet qui crispe encore aujourd’hui, c’est l’acétamipride. Je suis pour ma part opposée à la réintroduction de ce pesticide en France », a-t-elle déclaré.
Concernant le doublement de la capacité de stockage d’eau à des fins agricoles d’ici 2025, une me controversée introduite au Sénat, la ministre a assuré avoir « obtenu qu’il s’agisse de capacités de stockage multi-usages et soumises à concertation ». Selon elle, « chacun ne fera pas son stockage dans son coin et pour les seuls besoins agricoles », alors que la sécheresse actuelle soulève
Source : La Croix
