Espèces sauvages : le gouvernement annonce des mes de lutte contre les trafics
Le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé le 27 août de nouvelles mes pour combattre le trafic d’espèces sauvages et la criminalité environnementale, tant aux points d’entrée du territoire qu’au sein des plateformes numériques.
« Ce marché illégal est dévastateur pour la biodiversité et notre sécurité sanitaire », a déclaré Mathieu Lefèvre. Le trafic d’espèces sauvages génère près de 20 milliards de dollars par an, selon le ministère. Il concerne plus de 4 000 espèces animales et végétales dans plus de 160 pays, comme le souligne un rapport sénatorial. Ce trafic inclut le commerce illégal d’animaux vivants ou morts, de parties animales telles que l’ivoire ou les écailles, ainsi que de végétaux protégés.
La « viande de brousse », un type de trafic particulièrement préoccupant en France, désigne la viande d’animaux sauvages en provenance d’Afrique. Ce phénomène touche des espèces variées, telles que des singes, des pangolins, des porcs-épics, des rongeurs, des chauves-souris, des antilopes et des serpents. La France est considérée comme un carrefour majeur pour le trafic d’espèces protégées, en raison de la capacité de ses hubs maritimes et aéroportuaires.
Parmi les mes annoncées, on trouve l’élargissement du groupe de travail interministériel à tous les trafics d’espèces sauvages, l’inscription de ces trafics parmi les priorités nationales de contrôle, une mission d’inspection sur les trafics en ligne et un plan d’action sur l’ivoire.
Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité du plan d’action présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui vise à renforcer la protection animale. Ce plan, dévoilé le 28 juillet, prévoit notamment l’interdiction d’importation des trophées de chasse provenant d’espèces menacées et reprend une me d’une loi de 2021 concernant la création d’une « liste positive » d’espèces sauvages pouvant être détenues comme animaux de compagnie.
Source : La Croix.

