Lama, poneys et chèvres : une ferme au cœur de Bagnolet
Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage — Le dimanche 6 septembre, un événement atypique a eu lieu dans un quartier populaire de Bagnolet, où des enfants ont pu découvrir la vie à la ferme, loin des barres d’immeubles qui les entourent. L’Association de jeunes pour le développement de Bagnolet (AJDB) a organisé la troisième édition du « Tieks de l’écologie populaire », anciennement connu sous le nom de « La Ferme éphémère ». Cet événement vise à recréer l’atmosphère d’une ferme en milieu urbain et à démontrer que l’écologie est accessible à tous.
Abdoulaye, un garçon de 8 ans, a fièrement présenté les douze chèvres qui l’accompagnaient. Il n’est pas habitant de la campagne, mais bien d’un quartier dense où l’accès à la nature est limité. « Il y a des ados qui, arrivés à 15 ans, n’ont encore jamais eu l’opportunité de voir un cheval », explique Patrice, un employé de l’association. L’événement a attiré de nombreux visiteurs, qui ont pu participer à des ateliers de jardinage et de préparation de produits ménagers écologiques, ainsi qu’à des activités mettant en avant les animaux.
Des stands variés ont été installés pour les familles, avec un engouement particulier pour les animaux présentés, tels que des oies, un âne et des poules. « Cet événement permet de remettre de la nature dans une ville très dense et ultrabétonnée », témoigne Manon, une mère de famille présente avec ses enfants.
La ferme pédagogique itinérante, Biquette & Co, a également fait partie de cette initiative. Son fondateur, Emre, a souligné l’importance de permettre aux jeunes de se familiariser avec la faune. « C’est important que les enfants soient au contact d’animaux, qu’ils en apprennent plus sur eux, pour ensuite devenir des adultes responsables », a-t-il ajouté.
Gilles, le fondateur de la bergerie des Malassis, a également partagé son expérience avec les enfants, leur apprenant à observer et à respecter les animaux. « Nous sommes sur une terre d’accueil : de nombreux parents et grands-parents originaires de pays étrangers ont gardé des bêtes quand ils étaient petits », rappelle-t-il.
Cet événement met en lumière l’importance de la sensibilisation à l’écologie dans les quartiers populaires, où l’accès à la nature est souvent restreint.
Source : Reporterre

