Crue dans l’Himalaya : l’homme et la nature responsables de la catastrophe humanitaire.

Crue dans l’Himalaya : l’homme autant que la nature est responsable de la tragédie

Crue dans l’Himalaya : l’homme autant que la nature est responsable de la tragédie

La course contre la montre continue au Népal. Une semaine après l’effondrement d’un glacier qui a provoqué une lame de fond de glace, de roches et de boue, les secouristes tentent de sauver d’éventuels survivants. Le bilan est extrêmement lourd pour un événement de ce type : plus de 1 200 morts, près de 4 500 disparus et des dizaines de milliers de personnes dont la vie est brutalement transformée. La solidarité internationale s’organise pour porter assistance ; elle devra aussi se manifester à long terme pour aider à la reconstruction.

Depuis la France, les images provoquent la sidération. Comme pour un séisme, un ouragan ou un tsunami, la catastrophe semble avoir saisi les habitants au hasard. Or dans ce cas, la fatalité n’est pas seule en cause. Les activités humaines, et plus particulièrement celles des sociétés industrialisées, sont en partie responsables de la tragédie. Le changement climatique, provoqué depuis plusieurs décennies par l’émission de gaz à effet de serre (GES), est à l’origine de la fonte des glaciers dans le monde. L’Himalaya, souvent appelé « le troisième pôle », subit une transformation rapide dont les conséquences seront dramatiques pour les populations vivant dans son environnement. Le Népal le vit comme une terrible injustice : ce pays n’émet que 0,01 % des GES de la planète.

Ces dernières semaines, le climat multiplie les signaux : canicules, sécheresse et feux de forêts en Europe, records de chaleur en Inde, déficit de pluie spectaculaire en Amérique centrale… Ces phénomènes extrêmes poussent au-delà de leurs limites la résilience des systèmes naturels et des sociétés humaines. L’ONU s’alarme car nous ne sommes pas prêts. Pour autant, il est encore temps d’agir : pour nous adapter aux changements en cours et pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre que nous générons.

Source : La Croix

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