Crise agricole : pertes historiques de légumes asséchés menacent la production nationale.

Légumes asséchés, productions perdues. Une crise historique se confirme pour l’agriculture
28 août 2026 à 15h47

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« C’est historique, les canicules ont été plus précoces, plus fortes, plus longues », a déclaré le ministère de l’Agriculture lors d’une conférence de presse le 28 août. Cette déclaration a été faite après une réunion avec les préfets de région et des territoires d’outre-mer pour faire le bilan de l’été marqué par des canicules, sécheresse et incendies.

Les données fournies au ministère par les territoires sont alarmantes. Actuellement, 65 % du territoire français fait face à une sécheresse d’une fréquence estimée à une fois tous les vingt-cinq ans, et 62 départements sont en situation de « crise », le niveau le plus élevé d’alerte sécheresse.

Les secteurs les plus touchés incluent le maraîchage, le maïs, l’arboriculture, les légumes de plein champ et la viticulture. Les pertes de rendement sont sévères, avec des diminutions allant jusqu’à -100 % pour certains fruits rouges (cerises, cassis, groseilles), -50 % pour des légumes tels que les poireaux et choux-fleurs, -34 % pour le maïs grain, et -30 % pour le maïs destiné aux animaux.

Dans le secteur de l’élevage, l’inquiétude concerne les stocks de fourrage essentiels pour nourrir les animaux durant l’hiver. Selon le ministère, « 50 % des prairies sont dégradées dans la très grande majorité des régions », et la pousse des prairies est inférieure de 36 % à la moyenne de référence.

Un nécessaire plan d’urgence

Les répercussions économiques pourraient être significatives pour les exploitations agricoles. Le ministère estime qu’environ 10 % des fermes nécessitent une aide substantielle, évaluée à plus de 10 000 euros par exploitation.

La Confédération paysanne a également exprimé des préoccupations similaires. Lors d’une conférence de presse le 27 août, Stéphane Galais, porte-parole du syndicat, a déclaré : « Notre agriculture est en péril ». Une étude de la chambre d’agriculture Charente-Maritime Deux-Sèvres a révélé que 76 % des exploitations de la région se disent en grandes difficultés économiques.

Face à cette situation, la Confédération paysanne propose un plan d’urgence incluant une aide de 5 000 euros par actif pour toutes les fermes en difficulté. Le ministère a annoncé qu’il débloquerait des centaines de millions d’euros, mais les détails du plan d’aide seront révélés le 3 septembre par Annie Genevard.

La question de l’adaptation de l’agriculture au changement climatique sera également au centre des discussions dans les semaines à venir, alors que les étés caniculaires deviennent de plus en plus probables.

Source : Ministère de l’Agriculture

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