On ne peut pas revenir chez nous sans me concrète : les éleveurs déçus par les négociations à la COP17
Oulan-Bator (Mongolie), 27 août 2026, à 14h02 – Reportage
Les éleveurs du monde entier, réunis à la COP17 contre la désertification, expriment leur déception face aux résultats des négociations. Malgré une reconnaissance accrue de leur rôle, ils craignent que les promesses ne se traduisent pas en actions concrètes.
Depuis le 17 août, les discussions se poursuivent dans la capitale mongole, mais de nombreux participants soulignent que les avancées restent insuffisantes. Natasha Maru, membre du Fonds international de développement agricole (Ifad), se réjouit de la visibilité accrue des pastoralistes : « On parle de nous tous les jours. Cela fait dix ans que je travaille avec les pastoralistes pour qu’ils soient reconnus, et enfin, nous y voilà. » Cependant, les éleveurs ressentent un profond mécontentement face à l’absence de mes concrètes.
La Mongolie a joué un rôle clé en poussant pour que 2026 soit déclarée année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. Lors du Global Pastoralist Gathering and Conference, du 10 au 15 août, 400 éleveurs ont formulé un « appel à l’action » soulignant des recommandations essentielles, notamment sur la reconnaissance des droits des pastoralistes et la justice climatique.
À l’approche de la conclusion de la COP17, des voix s’élèvent contre le manque d’engagement des États. Anne, une éleveuse kényane, déclare : « On ne peut pas revenir chez nous sans me concrète. » Anaa, éleveuse mongole, partage son inquiétude : « Avons-nous obtenu l’assurance que nos terres seront protégées ? Non. » Elle souligne également les défis auxquels font face les jeunes, qui ne souhaitent plus devenir éleveurs, exacerbés par les conflits liés à l’exploitation minière dans le désert de Gobi.
À quelques heures de la clôture de ce sommet, l’inquiétude grandit quant à l’impact réel de ces discussions sur les conditions de vie des pastoralistes. Les éleveurs attendent des résultats tangibles, alors que les négociations semblent s’enliser.
Source : Reporterre

